Pendulum – L’Os à Moelle – 16 décembre 2014

1475937_390221297811585_412094427369402662_nL’Os à Moelle, le plus vieux cabaret de Schaerbeek a fêté ses 50 ans il y a peu de temps. Conscient d’un passé riche qui a notamment vu défiler Deborah Brown avec le trio de Roger Vanhaverbeke, Samuel Bernard, le jeune et nouveau Directeur Artistique de l’Os, a confié à Lydia Reichenberg le soin de proposer une fois par mois, le mardi, un concert avec les jeunes pousses des Conservatoire Jazz de Bruxelles. Ainsi, le 16 décembre, nous avons pu découvrir le trio Pendulum composé de Maayan Smith (ts), Boris Schmidt (b) et Matthias De Waele (dm). Boris Schmid, 31 ans, luxembourgeois est déjà bien connu sur les scènes belges pour accompagner régulièrement des chanteuses comme Chrystel Wautier, Natacha Wuyts ou Fanny Bériaux. Les deux autres restaient à découvrir ; ils sont encore inscrits en cinquième année des masters au Conservatoire néerlandophone, mais ils nous offrent déjà une belle maturité. Matthias De Waele (dm) possède un drive léger (« Bahia »); ses roulements sont parfaits et son travail aux balais : impeccable. Sur « One For Else », un original de Maayan Smith, il a démontré une approche mélodique des plus sensibles. Maayan Smith (ts) est Israélien de Jérusalem. Pour ses études, Il réside depuis cinq ans en Belgique. Nous avons apprécié la rondeur de sa sonorité, l’assurance de son attaque, de beaux accents et la justesse de ses phrases « Theme From Picnic »). Le trio a proposé quelques originaux et des œuvres de Joe Henderson, Ornette Coleman (« Jane »), Dave Brubeck, Thelonious Monk (« Bahia »), Billy Strayhorn (« Ispahan »), Cole Porter (« You’ll Be So Nice ») et Gerry Bergonzi (« Stable Mix »). Les trois musiciens ont un plaisir évident à jouer ensemble, même si Boris Schmid, récemment intégré, devait s’accrocher à ses partitions. Pour sûr, la mise en place est perfectible mais on est proche de l’objectif. Quant à la fréquentation de ces concerts du mardi à l’Os à Moelle, on espère qu’elle va se développer. Douze personnes : c’est trop peu ! Il faut oser aller découvrir et encourager ceux qui, demain, feront peut-être l’unanimité.

Jean-Marie Hacquier