Journée Internationale du Jazz – place Saint Job – dimanche 29 avril 2018

Journée Internationale du Jazz 2018

Jazz4you@20180429-142 Les choses ne s’annonçaient pas sous les meilleurs hospices pour la 5e édition de la Journée Internationale du Jazz à Uccle, sur la merveilleuse place Saint Job, et pourtant…
Vers 11 heures la pluie s’arrête, de là à dire que le soleil nous gratifie de ses bonnes œuvres serait exagéré mais au moins il fait sec. Le montage suit son cours, cette année le podium aux parois transparentes se monte en moins d’une heure, les tonnelles et le bar suivent, les chaises sont à poste et la sono se met en place.
14h, le bar entre en fonction, les premiers musiciens sont prêts à entamer le sound check, et les premiers spectateurs apparaissent.
15h tout est place et les festivités commencent, Lydia annonce l’ouverture des concerts et la musique commence à égayer la place. Malgré le temps morose, le public s’accumule et le Trombone Summit capte de plus en plus de monde. Il faut avouer que sept trombones et une rythmique, ce n’est pas courant et que l’enthousiasme que les musiciens dégagent fait merveille. De plus leur programme est vraiment adapté aux circonstances, un jazz accessible, un son envoûtant, bref de quoi plaire au plus grand nombre. La musique emplit la place et son effet d’attraction est lancé, le public brave la fraîcheur ambiante, les enfants sont à l’aise et les parents, tranquillisés par l’environnement sécurisé, profitent à fond du moment. La prestation de nos trombonistes s’achève dans l’enthousiasme.
Cette année, Lydia a décidé de ne pas laisser de blanc entre les concerts sur podium, les O!Boy entrent en action dès la descente de scène des trombones et là, merveille, tout le monde se regroupe autour de ce fabuleux quartet a capella qui nous offre un moment magique de qualité et de convivialité. A peine dérangé par le sound check du groupe suivant, tant les enfants que leurs parents participent au jeu de tirage et se laissent porter par les adaptations en tous genres du groupe. Il faut dire que leur jeu de scène ajoute encore au plaisir d’écoute et la proximité permet de savourer au mieux la finesse de leur interprétation.
Retour sur scène, L’amicale de la Nouvelle Orléans se lance, autre son, autres airs, autres rythmes, mais surtout du New-Orleans bien senti, ce qui est toujours un ravissement quand il est si bien interprété. La formation respecte les codes, sousaphone, banjo, clarinette, saxophone, trompette et rythmique, tout y est pour faire oublier les nuages et ensoleiller les cœurs et les esprits. Effectivement le public continue à s’accumuler, notre espace est maintenant bien rempli et l’ambiance est chaleureuse et conviviale à souhait. Tonnerre d’applaudissements et surprise, nos amis de l’Amicale assurent l’entre concert dès leur descente de scène. En version ‘street band’ les voici prenant la relève des O!Boy. Et re-miracle, le même phénomène se passe, le public se regroupe et l’effet proximité et échange avec les artistes fonctionne à plein régime, qui danse, qui tape des mains ou des pieds, qui veut tel morceau, voir qui veut tenter de souffler dans le sousaphone, bref une ambiance super festive autour du bar.
Certes la température météorologique ne s’oriente pas dans la bonne direction, mais voici Banda Bruselas qui monte sur le super podium.  Après les Trombones à la new-yorkaise, les O!Boy à la Nashville suivis de la Nouvelle Orléans, notre périple musical s’approche encore de l’équateur et des îles ensoleillées, nous voici à la case Salsa. Banda Bruselas, en groupe vraiment rodé et pro, assure un set super dynamique à la sonorité débordante de lumière et de chaleur!
19h45, Plus que quelques minutes de plaisir musical à déguster et voici que les dieux du tonnerre, jaloux du plaisir et de l’enthousiasme avoué du public, décide de participer également à la fête. Qu’à cela ne tienne, on ne la fait pas aux bénévoles qui ont dégainé les parapluies plus vite que l’ombre des nuages et Banda Bruselas accueille la drache en redoublant d’énergie et en soutenant jusqu’à la dernière seconde un public stoïque et attentif.
En fin de compte une journée mémorable, un énorme succès de foule, définitivement au-delà de ce que nous pouvions espérer compte tenu de la météo, comme quoi le Jazz est, reste et restera un genre ouvert, accueillant et festif qui plait à un grand nombre et qui se partage tant entre générations qu’entre culture.
A l’année prochaine donc, ce sera un mardi donc version ‘courte’ de la fête mais pas moins intense pour la cause.

Jazzicalement.

FD