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Maayan Smith – Nadav Peled Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 20 mai 2015

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From Memphis to the Deep Space… Quel voyage. Nous n’avons pas changé de continent mais allègrement pris de la distance par rapport à notre chère planète. La sonorité est consistante, la cohésion totale, l’entente enthousiaste, l’équilibre sensible et malgré ces constantes, chaque thème évoqué est une petite planète en soi. Beaucoup de standards peu connus, quelques compos, un programme varié en rythme, mélodie, ambiance, sensations. D’un blues intelligent et riche, à la transposition des impressions d’un astronaute, que du vrai jazz. Pour avoir eu le privilège d’entendre plusieurs fois Nadav Peled et Maayan Smith en duo, profiter de leur art encadré d’une section « haut de gamme » est un régal ! Ce contrebassiste au groove fabuleux, Jos Machtel, qui swing même à l’archet et Matthias Dewaele, ce batteur qui éblouit de toutes les couleurs inattendues qu’il arrive à produire, quel superbe enrichissement pour les deux complices. Leur répertoire est particulièrement bien équilibré et, comme suggéré en intro, invite au voyage. Départ enthousiaste et dynamique, découverte de lieux inattendus, escales paisibles, traversées troublées, calme après la tempête, espaces infinis, bref une collection de paysages qui pourraient faire un beau livre de périple en transposant en image leur musique. L’équipage en tous cas est au mieux de sa forme, l’avance du navire est assurée en toute confiance, à deux, trois ou quatre. Que du bonheur encore une fois. Profitez vite de leur mini tournée avant que l’équipage ne vogue à nouveau chacun sur des navires différents.
FD

International Jazz Day – Uccle, 30 avril 2015

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Jeudi 30, 8h ça y est, le jour J, J pour JazzDay !
Tout se met en route, matos, scène, chaises, équipe technique, bénévoles.
15h, les musiciens arrivent, mise en place, sound check.
17h, go ! le Big Band du Conservatoire Royal de Bruxelles ouvre les festivités et le public y est. On fait fi des averses et grêlons, les parapluies sont distribués et tout le public, stoïque et passionné, ne nous lâche pas.
18h, TéléBruxelles capte son interview et un street band s’improvise et anime la place le temps du changement de scène.
19h, ça y est ça swing… et même les danseurs s’y mettent. L’épisode Place Saint Job se termine en apothéose.
21h, transfert au chaud, dans tous les sens, chaleur humaine, enthousiasme. Tha Groova5 enflamme un public éclectique qui se serre au 6.6.6.

Pour notre grand plaisir, la journée se termine tard, on a couvert l’Histoire du jazz de 1920 à nos jours et ce voyage, nous en sommes convaincus, a fait le bonheur de tous.

Vivement 2016 !

http://www.telebruxelles.be/news/uccle-fete-le-jazz-place-saint-job/

Heptagone – Jazz à Uccle – mercredi 15 avril 2015

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Une jeune formation, très jeune même, malgré l’âge de certains. Un contraste entre leur carrière musicale déjà bien chargée, leur statut d’étudiants au Conservatoire, leur jeunesse d’esprit et leur maturité d’interprètes. C’était annoncé, une formation originale, guitare, trombone, basse, batterie, piano, vibraphone et trompette qui nous livre définitivement un son riche et complet. Le premier set, tout en douceur, élégance classique, harmonie, sans pour autant verser dans le déjà entendu, nous emballe, nous emmaillote dans un cocon, les bruits extérieurs s’estompent et on commence à décoller. Les compositions comme les arrangements sont fabuleusement bien montés, interprétés avec nuances et finesse. Une atmosphère de zenitude joyeuse règne. Notre fidèle public est attentif, peut-être perdu dans la poésie du propos musical équilibré et sensible qui nous est offert. Calme, décontraction, sensation d’amitié partagée autour d’un même objet de plaisir.  Le second set démarre dans la veine du premier, ce n’est qu’une entrée en matière pour évoluer sans heurts vers des morceaux plus dynamiques, le rythme s’accélère, le pouls aussi. Les nouvelles compos de Julien Gillain (piano) tout autant que celles de Julien Marga (guitare) font sensiblement monter la température et par là, l’enthousiasme.  On avait amorcé le décollage, là ça y est on est scotché à son siège, baba de plaisir et de sensations. On sait qu’un second set permet aux musiciens de se libérer du stress de la mise en route, ici encore, cela s’affirme. Les soli décollent, le ton est plus enjoué et heureusement l’âme du groupe ne se disperse pas. De plus, il est évident que ce projet neuf en garde sous la pédale (wawa) et qu’il est sûr que leur futur s’annonce sous les meilleures auspices. A suivre définitivement.
FD

Adrien Volant Quartet – Le 6.6.6 – mercredi 18 mars 2015

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SL375838Que des personnalités et pourtant un ensemble. Brillants, originaux, des compos et des arrangements sur des standards exhumés, un vrai jazz captivant. De plus le lieu s’y prête, canapés ou tables d’hôtes mais fondamentalement une ambiance ‘club’ surtout avec ces performances musicales, ni téléphonées, ni trop inaccessibles, le juste milieu entre confort et découverte. Tout ce qu’il faut pour emporter l’adhésion de chacun. Adrien Volant fascinant à la trompette d’une justesse impressionnante, d’une douceur savoureuse, Lorenzo Di Maio d’une créativité exubérante mêlant les genres sans heurter, Toon Van Dionant plus que présent, enrichissant sans assourdir et Manolo Cabras félin et dansant, enveloppant son instrument et par là son public dans sa sphère d’harmonie. Chacun joue, chacun soutient, chacun complète le tout envoute ! L’enrichissement sonore qu’ils arrivent à nous faire découvrir est étonnant, d’un son « quartet classique » aux nuances carrément rock soutenues par les pédales de la guitare, en passant par les rythmes complexes parfois à la ‘take five’ d’un batteur sur sa planète, il y en a pour tous les goûts. Un répertoire particulièrement bien organisé. Des morceaux variés, peu ou mal connus mais interprétés de manière à donner envie de les réentendre. Un projet à suivre car plein de découvertes, un répertoire original et convaincant. A vous tous, bon suiveurs de jeunes talents en croissance, à très bientôt.
FD

Jérémy Dumont Trio – L’Os à Moelle cabaret – mardi 24 février 2015

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Une configuration un peu décalée ce soir. En effet notre ami Victor Foulon a dû passer la main pour cause de tendinite. Le choix de Jérémy s’est dès lors porté sur son complice de longue date, Vincent Cuper. Le bassiste connait Jérémy par cœur, ils ont débuté ensemble au Jazz Studio et après plusieurs projets en commun, chacun a suivi sa route sans pour autant perdre l’autre de vue. De la contrebasse à la basse électrique, changement de sensibilité bien sûr ! Une couleur un peu plus funky un peu plus rock, car Vincent a un style assez décalé de celui de Victor. Donc un autre trio en quelque sorte, qui nous propose un répertoire identique et pourtant un concert différent. Les voici en place et ça sort. Fabio Zamagni assure à la batterie, Jérémy s’envole et Vincent apporte sa touche, le tout reste cohérent, consistant et dynamique. Malgré la découverte pour Vincent des dernières compositions, le rythme n’est pas altéré et le répertoire agrémenté de quelques standards s’enchaine avec énergie et enthousiasme. La variation du ton et de la sonorité du trio prouvent que les compos de Jérémy sont solides et s’adaptent bien à des évolutions de style, la richesse des morceaux permet avec bonheur de s’écarter de l’original sans en trahir l’essence. Leur plaisir à s’exprimer est évident et transpire sur les auditeurs qui se laissent embarquer avec plaisir dans cette sphère alternative. Des artistes de talent qui ont su, le temps d’un concert, nous faire partager leur art, leur connivence, leur créativité et leur amitié respective pour une dégustation unique. Il fallait y être, nous y étions, un rendez-vous à part pour un plaisir partagé.
FD

Nous étions ailleurs – 6.6.6 – mercredi 18 février 2015

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Martin Salemi, piano – Silke Blankers, voix – Jan Van Moer, trompette – Ruben Verbruggen, saxophone – Joris Lindemans, contrebasse – Toine Cnockaert, batterie

« Nous étions ailleurs », oui et non, ils étaient bien là à nous faire profiter de leur art, mais bien installés sur la petite scène du 6.6.6, ils se sont effectivement évadés vers leur planète jazz. Mais pas de panique, ils ont été sympas et nous ont emmenés avec eux. Un voyage plein de promesses, car ils sont jeunes, talentueux et comme les voyages forment la jeunesse, ils ont choisi la bonne voie pour évoluer. A six, la formation a du corps et permet des arrangements et des compos richement harmonisées, des unissons pleins, le tout dans un bel accord avec une grande dynamique. Comme nous sommes en voyage cela implique bien sûr de passer par des endroits nouveaux, encore à découvrir, cela se traduit ici par des arrangements originaux, des explorations dans les rythmes, les harmonies, voire les sonorités; néanmoins, le moyen de transport, lui, vient bien de chez nous, ils ont la sagesse de se reposer sur des bases éprouvées mais sans lourdeur ni ringardise. A l’image d’astro-explorateurs sans préjugés, ils s’ouvrent à un large spectre musical, leur excellence technique leur permet de s’aventurer dans des zones de créativité, de sortir des sentiers battus. Un peu surprenant parfois, inattendu souvent – mais c’est là le propre d’une odyssée – rassurant de temps en temps, leur répertoire reste captivant de bout en bout et le public ne s’y est pas trompé. Bref encore un bon moment bien décalé du train-train quotidien et en cette période de congé, une escapade savoureuse.
FD

Tali Toké – L’Os à Moelle – 27 janvier 2015

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Nous avions eu le plaisir de les découvrir au Pavillon Louis XV. Les mêmes artistes, créatifs en diable, seule variation à leur configuration : une batterie complète en lieu et place d’un set de percussion minimaliste à l’époque (faute de place). Les voici donc dans leur présentation originale, sax baryton, accordéon, violon, contrebasse et batterie. Une bonne salle, une belle scène, tout le confort pour se lancer et ils y vont fort cette fois-ci. Que des compos de François Lourtie (sax), originales, enjouées, sensibles. Le groupe est parfaitement réglé et dynamique, tant dans le geste, le langage corporel du violoniste Benoit Leseure et de l’accordéoniste Jonathan De Neck, que dans leurs interprétations musicales. Venons-en à leur musique, le répertoire est fidèle à l’image que nous en avions gardé, un style un peu décalé mais très accessible, un jazz moderne, la batterie de Jérôme Klein rend l’ensemble un peu plus sage ou ‘classique’ que les percus, mais du coup on s’approche plus du jazz en ne perdant rien de l’originalité du son, une harmonie propre à leur choix d’instruments. De nombreuses séquences de dialogue accordéon-violon, sax-guitare (Benjamin Sauzereau), guitare-accordéon, nous ont permis de les découvrir encore mieux. Vraiment des pointures ! Bref un groupe qui mûrit bien, stable dans le temps et fidèle à lui-même, reste créatif et enthousiasmant.
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Pendulum – L’Os à Moelle – 16 décembre 2014

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1475937_390221297811585_412094427369402662_nL’Os à Moelle, le plus vieux cabaret de Schaerbeek a fêté ses 50 ans il y a peu de temps. Conscient d’un passé riche qui a notamment vu défiler Deborah Brown avec le trio de Roger Vanhaverbeke, Samuel Bernard, le jeune et nouveau Directeur Artistique de l’Os, a confié à Lydia Reichenberg le soin de proposer une fois par mois, le mardi, un concert avec les jeunes pousses des Conservatoire Jazz de Bruxelles. Ainsi, le 16 décembre, nous avons pu découvrir le trio Pendulum composé de Maayan Smith (ts), Boris Schmidt (b) et Matthias De Waele (dm). Boris Schmid, 31 ans, luxembourgeois est déjà bien connu sur les scènes belges pour accompagner régulièrement des chanteuses comme Chrystel Wautier, Natacha Wuyts ou Fanny Bériaux. Les deux autres restaient à découvrir ; ils sont encore inscrits en cinquième année des masters au Conservatoire néerlandophone, mais ils nous offrent déjà une belle maturité. Matthias De Waele (dm) possède un drive léger (« Bahia »); ses roulements sont parfaits et son travail aux balais : impeccable. Sur « One For Else », un original de Maayan Smith, il a démontré une approche mélodique des plus sensibles. Maayan Smith (ts) est Israélien de Jérusalem. Pour ses études, Il réside depuis cinq ans en Belgique. Nous avons apprécié la rondeur de sa sonorité, l’assurance de son attaque, de beaux accents et la justesse de ses phrases « Theme From Picnic »). Le trio a proposé quelques originaux et des œuvres de Joe Henderson, Ornette Coleman (« Jane »), Dave Brubeck, Thelonious Monk (« Bahia »), Billy Strayhorn (« Ispahan »), Cole Porter (« You’ll Be So Nice ») et Gerry Bergonzi (« Stable Mix »). Les trois musiciens ont un plaisir évident à jouer ensemble, même si Boris Schmid, récemment intégré, devait s’accrocher à ses partitions. Pour sûr, la mise en place est perfectible mais on est proche de l’objectif. Quant à la fréquentation de ces concerts du mardi à l’Os à Moelle, on espère qu’elle va se développer. Douze personnes : c’est trop peu ! Il faut oser aller découvrir et encourager ceux qui, demain, feront peut-être l’unanimité.

Jean-Marie Hacquier

ODIL – Jazz à Uccle – 21 janvier 2015

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ODIL

Camille-Alban Spreng, Tom Bourgeois, Geoffrey Fiorese, Paul Berne

SL375775Décalés : années soixante-dix, Berlin, les premiers échos de musique électronique, un mélange de synthés et d’instruments, des infrabasses, de l’intensité par vagues. Des compos qui lient toute l’énergie et la poésie d’un clavier solo aux pleurs maîtrisés d’un sax alto, qu’ensuite la batterie relance, la voix du saxophone se fait répétitive, le clavier décolle, nous y voilà, un vrai jazz créatif qui amalgame le tout, moderne ! Ne soyons pas nostalgiques, ils établissent les bases, un fil rouge, une séquence courte, scandée, reprise à tour de rôle en continu – à la Kraftwerk – et qui par effet miroir permet aux autres de sortir des rails, de sublimer la «rengaine» par des rythmes et des impros inspirés.
Elaboré : pas une musique facile, résolument libre, sans pour autant virer au free échevelé ou non structuré. Les impros bien qu’emballées dans une coquille ‘electro’ restent d’inspiration jazz.
Envoûtant : la répétitivité, les sonorités, les réverbs et l’écho, une exploitation intelligente des effets contrecarré par une batterie et un sax « nature », une construction parfaitement maîtrisée.
Perfectible : heureusement, cela veut dire que le meilleur reste à venir. Un peu de mise en place, moins de lecture. Dès que la spontanéité des parties libres prendra la place qui lui revient, la construction sera nickel.
Les goûts et les couleurs (je suis daltonien) ne se discutent pas et donc, qui sait pourquoi, ODIL m’a vraiment épaté. Sans polémiques, juste par goût personnel, tout comme pour un resto ou un opéra, je recommande d’en prendre à volonté.

FD

Jérémy Dumont Trio – Jazz à Uccle – 17 décembre 2014

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Voilà un projet qui mûrit bien ! Cela fait quelques temps que le Jérémy Dumont trio existe, le temps de se stabiliser et surtout de créer son style, son son et ses ambiances propres.SL375674Le programme de ce soir, principalement construit autour des compositions de Jérémy Dumont, nous offre un voyage au cœur des émotions et du rendu sensible de la vie de tous les jours qui, sans prétention, restent la source d’inspiration de nos artistes. Un trio équilibré. Malgré les petites péripéties techniques qui leur a mis la pression, ils sont restés pros et performants, pas déstabilisés pour un sou, et dans le public, la plupart n’y a rien vu (entendu !). Un jazz frais et imaginatif et beaucoup d’énergie, c’est un peu une signature chez eux. Jérémy, bien que délicat et sensible, arrive toujours à communiquer une super dynamique ; même dans ses ballades, ses envolées d’impro nous inondent d’un flux de notes sans pour autant dénaturer la poésie de ses morceaux plus mélancoliques, et bien sûr il explose dans ses compos plus emportées comme « Excitation », dont le tempo est à couper le souffle.  Victor Foulon est certes plus sage, un tempérament juste de contrebassiste, il équilibre le propos sans altérer l’esprit et l’ambiance du moment. Son jeu est un peu à l’image du personnage, tranquille mais souriant et enthousiaste, on ressent clairement son plaisir à partager.  Fabio Zamagni apporte sa touche aussi, une approche jazz teintée de funk et de rock. Son bagage et ses expériences multiples acquises grâce à son parcours varié enrichissent les interprétations et complètent à merveille la construction de l’âme de ce groupe.  Trois petits gars qui en ont dans la tête, les mains, le ventre et surtout le cœur et qui nous donnent le tout à partager dans un moment intense et réjouissant. Un bon lieu, un public attentif, il ne leur faut rien de plus pour nous faire plaisir.  A bientôt donc…

FD