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Flute Talks Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 15 novembre 2017

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 Entrée en matière light en duo flûte et guitare sur un thème archi connu «Someday my Prince will come», question de planter le décor, de dérouiller la flûte et s’échauffer les doigts mais attention, l’interprétation décalée annonce la couleur. Très rapidement on rentre dans le vif du sujet, les compères du quartet se mettent en place et la suite de Händel est annoncée. Le propos prend tout son sens et les musiciens attaquent les quatre mouvements avec entrain. Et bien oui, présentée de la sorte dans une version totalement actualisée, la musique baroque garde encore son caractère festif et populaire. Toutes les nuances y passent, de moments très proches de l’original aux passages rythmés, en passant par les ambiances ‘balade’ ou chansons pop-rock assumées, le groupe nous offre un Händel respectueux du script mais aux tendances définitivement modernes. La suite est du même ton, les sets s’enchainent en nous proposant une belle variété de moods tant dans les standards que les compos ou les réécritures de Javier. De plus, ce dernier échange très sympathiquement avec le public et nous emmène sur le chemin de ses explorations et découvertes, ce qui, dans ce contexte décalé, aide à suivre la démarche et permet d’apprécier d’autant mieux le résultat des recherches du groupe. Flute Talks Quartet nous a offert un moment riche en émotions et la variété des morceaux ont permis à chacun de satisfaire ses préférences tout en appréciant l’ensemble de la prestation.
Un chouette concert par une chouette formation comme on les aime ! Javier Mateos Arévalo à la flûte, Bastien Jeunieaux à la guitare, Tom Heck à la basse et Arnaud Cabay à la batterie.

FD

 

Isadora D. duo – Jazz à Uccle – mercredi 18 octobre 2017

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Magnifique duo !
Isadora De Booseré au chant et au piano et Bastien Jeunieaux à la guitare épatent par leur allure et leur prestance. Elégants et souriants ils ont probablement conquis leur public avant même la première note. Le premier set propose exclusivement des reprises de standards. Bien choisis, et surtout bien introduits par Isadora qui n’hésite pas à parler et raconter, à mettre en perspective et citer ses sources et ce n’est pas coutume. La voix est posée ou aérienne, le timbre clair ou rauque, la présence toujours adaptée, les morceaux  s’enchainent avec bonheur et tout a l’air simple et de couler de source. Pourtant le choix des titres ne font pas l’impasse sur les difficultés et comme toujours, présenter des standards c’est oser s’exposer aux comparaisons. Défi choisi, défi réussi ! L’emballage harmonique, les boucles et les impros de Bastien assurent brillement le soutien à la voix. En particulier, il faut retenir la justesse des sonorités choisies par Bastien, tout en nuances, la guitare s’adapte parfaitement à l’esprit et à l’atmosphère que le duo instille dans chaque chanson. Un duo certes mais un rendu riche et complet. Le second set s’articule autour des compos d’Isadora, autre créatrice, autre ambiance. Plus actuelles bien sûr, les mélodies et harmonies tendent vers une plus grande simplicité, mais on parle ici d’une chanteuse et donc au-delà de la forme, il y a aussi le contenu. Ici encore les explications et mises en contexte qu’Isadora nous fournis au sujet de ses textes forcent l’attention et le respect quant à la maturité de cette jeune demoiselle très concernée par les thèmes de société contemporains. Ils sont jeunes, leur complicité aussi. Dès lors au vu (et surtout à l’écoute) de leur prestation, il est évident que le niveau va monter vite et sensiblement et pour ma part, je ne prends pas de grands risques à leur prédire un avenir à leur image, souriant, enthousiasmant et riche en partage. Une soirée dont nous pensions qu’elle serait très intimiste et qui en fin de compte s’est révélée chaude, conviviale avec un public aussi respectueux que participatif. Duo à entendre et réentendre régulièrement, question de goûter en primeur à leur évolution.
FD

Gillain-Perche Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 27 septembre 2017

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Démarrage en fanfare, bon d’accord en quartet pour cette saison 2017-2018 ! Quelques nouveautés animent le début de soirée, Chais & Terroir nous offre une dégustation de vins et quelques chocolats de la Maison du Cacao vous sont également proposés. 20h15, le concert commence devant un public ravi de se retrouver dans notre grenier à musique. Le groupe se lance en trio avec Julien Gillain au piano, histoire de poser les jalons et établir les normes. Le programme sera principalement articulé autour de standards arrangés par les grandes pointures du jazz. Des airs connus donc mais à redécouvrir sous une forme originale ! Second titre, entrée en lice de Fanny Perche, finesse et élégance, grâce et délicatesse, Fanny nous offre un son très rond, peu scandé certes mais souple et «gouleyant» pour rester dans les analogies au vin. Le Quartet a de l’énergie et les titres s’enchainent avec bonheur, la set liste est bien balancée et l’enthousiasme des artistes flagrant. Le public ne s’y trompe pas et est chaleureusement attentif et participatif. Ces musiciens sont vraiment impressionnants, les membres de ce quartet ne nous sont pas totalement inconnus : Fil Caporali à la contrebasse et Lucas Vanderputte à la batterie ; nous avons eu le plaisir de les écouter dans des formations différentes la saison passée et bien qu’on les reconnaisse, leur prestation est totalement différente selon la configuration et le programme du groupe. Ce groupe-ci fait également preuve d’une belle cohésion et d’une belle solidarité. Pas de compétition, c’est l’échange, le respect et le soutien mutuel qui les caractérisent.
Une très belle entrée en matière pour cette nouvelle saison, saison qui sera variée et riche en découvertes à l’image de ce premier opus.
A vous y revoir !
FD

 

Black Rainbow – Jazz à Uccle – mercredi 17 mai 2017

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Une dénomination de groupe à moitié compréhensible il faut bien le dire. Va pour le Rainbow, effectivement leur musique est merveilleusement colorée et envoutante, pour le Black par contre nous les avons trouvé plutôt lumineux et radieux tant dans leur présence sur scène que dans le ton de leur expression musicale. Cette soirée de clôture de saison a débuté par un événement particulier qui d’entrée de jeu a établi l’excellence du groupe et du projet, la remise du diplôme des Octaves de la Musique à Lorenzo di Maio. Suite à cette reconnaissance du monde des professionnels de la musique, place à l’écoute et aux avis des amateurs éclairés qui constituent notre public. Leur enthousiasme et la qualité d’écoute a d’emblée confirmé la justesse et le bien fondé du prix remis. Bien qu’Antoine Pierre ait été remplacé par Pit Dahm à la batterie et Nicola Andrioli par David Thomaere au piano, l’ensemble est resté parfaitement cohérent et consistant et le groupe a pu interpréter son programme sans aucune perte de qualité. Le répertoire de compositions et de standards réarrangés nous a vraiment séduits. L’approche de Lorenzo est un mixe de classicisme et d’avancées plus audacieuses, pas de free mais d’un dynamisme et d’une énergie prenante pour les parties plus rythmée ou d’une délicatesse et d’une grande finesse pour les balades et parties plus douces. Les interprètes de ce concert ne sont plus vraiment à présenter, soit ils ont déjà été programmés dans le cycle Jazz à Uccle (Pit, David, Jean-Paul, Cédric), soit leur réputation les précède, mais ne gâchons pas notre plaisir d’en parler car ils en valent vraiment la peine. Chacun d’eux dans leur spécialité respective représente vraiment la génération montante de la fine fleur du Jazz. Ils possèdent tous tant la technique que la sensibilité musicale qui rend leurs prestations tellement captivantes. En particulier, le leader du projet ‘Black Rainbow’, Lorenzo fait preuve d’une belle créativité et d’une grande sensibilité. Ses créations sont bien construites et interprétées avec un enthousiasme communicatif, sa guitare soutient, s’envole, repeint l’arc en ciel de couleurs tonales nouvelles ou accompagne tout à la fois et bien sûr invite ses co-interprètes d’en faire pareil. Et eux en profitent pour élargir et enrichir le propos. Piet et David se sont vraiment fondus dans l’ensemble et à défaut de comparer l’affiche et le plateau il était quasi impossible d’imaginer qu’ils ne font pas partie du quintet original. Ils apportent leurs touches dont on peut définitivement dire qu’elles ont encore élargi la palette de cet ‘arc en ciel’. Le trio de base (Lorenzo, Jean-Paul et Cédric) a bien sur assuré l’ossature du groupe, la structure du programme et certainement donné le ton (si on peut dire) du concert mais ils n’ont pas dû se sentir déforcés par leurs comparses du jour. Une fin de cycle en apothéose, un concert qui nous a rendus impatient d’entamer la saison suivante pour pouvoir découvrir d’autres pépites de ce niveau.

A tous et toutes un très bel été.

FD

 

 

 

Journée Internationale du Jazz 2017 – Merci à tous !

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Une ambiance de fête, de renouveau printanier, de partage et de joie à Uccle. Tout et tous y étaient !!! Le public – près de 600 personnes étaient présents tout au long de cet après-midi de concerts – enthousiaste, dansant et participatif, le temps printanier et bien sûr toutes les équipes et groupes, animateurs clés de cette magnifique journée. Nous tenons à vous remercier chaleureusement, nos bénévoles qui se sont donnés à fond tous souriants, sympathiques et surtout efficaces. La commune qui pour la quatrième année consécutive nous offre de cette merveilleuse place St Job au cœur de Uccle. L’équipe technique de VCL Production, particulièrement performante et dont la prestation aux manettes du son était remarquable. Notre monteur de podium, premier sur place et dernier parti, grâce à qui nos musiciens ont eu le plaisir de bénéficier d’une superbe scène. Nos sponsors et fournisseurs, sans la générosité de qui rien ne se réalise.
Cette journée Internationale du jazz nous tient particulièrement à cœur car elle représente le point d’orgue des activités de Jazz4you, une presque clôture de saison en apothéose. Et ce succès est un véritable travail d’équipe, tous et chacun est indispensable à la construction de cette réussite et communiquer cet enthousiasme au public est une des clés du succès.
Un immense merci du fond du cœur !

Dumont-Sauzereau-Robert trio – Jazz à Uccle – mercredi 19 avril 2017

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Dorian Dumont au piano, Benjamin Sauzereau à la guitare et Mathieu Robert au saxophone soprano.
Duke Elington et Billy Strayhorn revisités par ce trio de virtuoses, quel plaisir. Comme l’explique si bien Dorian, l’un et l’autre son indissociables dans la création, tant au niveau de la composition que des arrangements et, pour notre plus grand bonheur, il en résulte une matière inépuisable offerte aux interprétations au travers des temps et des lieux. En ce qui concerne le lieu, notre trio a fait salle comble à la Ferme Rose. Ce qui est extraordinaire avec ce répertoire est qu’il s’adapte tant aux grandes formations qu’aux trios intimistes. Ce soir en l’occurrence le trio nous a enchanté d’une interprétation toute en finesse, élégance et légèreté. Sans altérer le moins du monde le propos des auteurs, leurs adaptations tout en sensibilité des grands thèmes ou des morceaux moins connus nous ont plongés dans l’atmosphère d’un jazz riche et captivant. Que dire des interprètes de ce soir sinon qu’ils affirment de jour en jour et au fil du temps que le jazz, musique intemporelle par excellence, continue à être un plaisir intense qui miraculeusement grâce à leur investissement, leur talent, leur créativité et leur intelligence musicale continue à se recréer et s’enrichir. Le jour où tout sera dit au sujet de quelque composition jazz que ce soit n’est pas encore arrivé et tant qu’il y aura des artistes de ce niveau l’histoire durera sans se répéter. Donc les réécouter encore et encore restera un pur bonheur.
FD

Pauline Leblond Double Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 15 févvrier 2017

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Arriver à combiner des styles aussi différents à priori que sont le Jazz et la musique baroque, c’est un pari osé. Arriver à nous faire comprendre, ressentir et apprécier les parallèles qui existent entre eux c’est un pari réussi ! Tout ici réside dans la capacité incroyable de Pauline à nous expliquer en mots, mais surtout en musique les aspects communs d’approche, de construction et de philosophie d’interprétation que partagent le Jazz et la musique baroque. Ce double quartet permet d’exposer et de démontrer en live la richesse harmonique et la liberté d’improvisation qui caractérisent ces deux styles. Et oui la musique baroque, tout comme le jazz, repose sur des écrits sobres et non formels quant à l’interprétation du texte et reste donc ouverte à l’improvisation. Le résultat est bluffant, depuis les morceaux de Bach démarrant en mode ‘original’ pour virer ensuite à de l’improvisation respectueuse de la structure mais libre en rythme et harmonisation, en passant par les thème Jazz interprétés à deux voix par le quatuor à cordes associé au quartet jazz, toutes les facettes d’une musique dynamique, originale, créative et envoutante sont réunies. Pauline a probablement réalisé d’une part un travail colossal d’analyse comparative de ces deux sources d’inspiration pour arriver à en extraire la quintessence tant au niveau de l’esprit que de la mise en œuvre et s’est d’autre part certainement beaucoup investie dans l’écriture et l’arrangement pour arriver à composer des œuvres originales mêlant si intimement ces deux styles. Nous avons donc eu la faveur d’assister à un vrai concert de jazz dans la forme (exposition de thèmes, impros, soli etc.) mais complètement enrichi grâce au décalage apporté par l’écriture baroque. Pour arriver à sublimer la complexité du tout il faut évidemment des artistes à la hauteur et là aussi Pauline a su s’entourer de maîtresse façon. Ce double quartet sonne comme un seul groupe et combine sans heurt et même avec brio tant les styles que les formes et nous fait ressentir ce grand écart artistique comme une figure harmonieuse de danseuse étoile. Ce n’était pas tout à fait une première pour nos jeunes artistes et il est certain que de pouvoir se produire régulièrement enrichira leur prestation. N’hésitez donc pas à les revoir, les programmer ou leur donner l’opportunité de s’exprimer, chacun de leur concert, j’en suis sûr, révélera une nouvelle facette de ce diamant encore un peu brut qui ne demande qu’à être taillé pour révéler en une seule pièce les milles facettes de ces musiques si différentes et tellement fusionnelles.

FD

Ipocontrio – Jazz à Uccle – mercredi 18 janvier 2017

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Aah ces Italiens,… Issus d’un des berceaux de la culture et des arts, il faut bien qu’ils assurent la relève et dans ce contexte c’est réussi. Ces jeunes créateurs de jazz sont à comparer avec ceux de la mode ou du design automobile de leur pays d’origine. Talentueux, créatifs, parfaitement inscrits dans leur époque et pourtant pétris de classicisme et de références. C’est comme cela que s’exprime Ipocontrio. Ce soir ils nous ont proposé un programme principalement articulé autour de leurs compos, donc par défaut des créations actuelles et pourtant chacun s’y est retrouvé. Leur programme inspire des sentiments nouveaux tout autant qu’il éveille des réminiscences, une impression de déjà entendu, sans savoir où ni quand mais surtout sans impression de répétition ou de quelconque plagiat. Un jazz de facture plutôt mainstream de très haute tenue. L’excellence de chacun des protagonistes y est pour quelque chose – Armando Luongo à la batterie, Bruno Salicone au piano et Francesco Galatro à la contrebasse – ils maîtrisent parfaitement leur sujet et nous font voyager dans le temps comme dans l’espace. L’enthousiasme méditerranéen et ensoleillé de leur jeu sur des compos aux accents rétros, bluesy ou parfois plus modern-jazz fait des merveilles. De plus le répertoire est consistant et l’articulation de la set liste est bien construite, pas de temps morts, le tempo monte et descend, l’intensité aussi, de quoi se croire bercé par le ressac doux et régulier de la grande bleue dans une ambiance de fin d’après-midi festive. Bon là on était en soirée mais le public a vraiment participé et la chaleur y était malgré la rigueur des frimas actuels sous nos latitudes. omme quoi, il ne faut parfois pas aller si loin pour se réchauffer !
FD

 

Jazz & Live painting impro session – Jérémy Dumont Trio & Art de Noé

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Vendredi 9 décembre au Droh!me

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Waouh ! A événement spécial prestation spéciale, ou comment redécouvrir des artistes que nous connaissions poussés hors de leur zone de confort ?
Pas rien que de soumettre un trio de jazz bien rôdé et un jeune graphiste au challenge d’une création commune en live. Noé Pauporté  s’y était engagé, sa fresque devait être totalement improvisée pour respecter les règles du jeu. Donc pas de copion, pas d’esquisse ni de brouillon, une page ou plutôt deux murs ‘blancs’ prêts à nous révéler comment ses sensations créées par la musique guideraient sa main. Une vraie symbiose transparait, le trio démarre et installe le fond d’ambiance, l’esprit du concert. En parallèle Noé crée son fond coloré, le geste est ample et délié, manifestement la musique est inspirante. Difficile de commenter une création picturale. D’abord les bases, ensuite des traits, enfin des êtres et finalement des visages. Une construction patiente qui finit par délivrer une fresque aux multiples facettes parfaitement représentative des humeurs et sentiments inspirés par le trio.
Les perceptions du public sont aussi variées que ce que le programme des artistes nous a offert. Forcément, comme pour toute interprétation d’une œuvre, quelle qu’elle soit, chacun a sa vision, sa compréhension. Néanmoins, un sentiment commun nous a été rendu, les quatre artistes n’ont fait qu’un ! Soit par le mouvement, soit par la mimique des cartoons, soit par la couleur, selon la perception de chacun, le concert s’est littéralement concrétisé sur les murs du Droh!me ! Libéré des contraintes éventuelles d’un format de concert ou d’une prestation de présentation de CD, le Jérémy Dumont Trio nous a fait découvrir un nouvel aspect de son art, une ouverture et une créativité impressionnante. Si le fond reste pérenne et s’appuie sur les compositions connues ou nouvelles de Jérémy, les ajouts imposés par la contrainte particulière de devoir assurer deux set de 45 minutes sans interruptions ni commentaires, de manière à ne pas casser l’élan de Noé, ont permis au trio d’aller chercher de nouveaux modes d’interprétation. L’ajout au piano des claviers, synthé, Rhodes et autres box, ont définitivement enrichi de nouvelles couleurs et d’une nouvelle énergie leur prestation. Le résultat, très jazz est définitivement complété de sons funk et fusion parfaitement dosés qui rehaussent la palette sonore du groupe, ce qui ce soir collait parfaitement bien avec la palette de couleur de Noé.
Une soirée de dégustation d’objets sonores et visuels dans la lignée des grands ‘events’ réalisés par des artistes généreux qui ont conquis leur public et imposé un respect certain quant à leur performance.
Merci à Jazz4you et au Droh!me d’avoir osé certes mais d’avoir réussi surtout à nous offrir cette soirée.
FD

WMS 7tet – Jazz à Uccle – mercredi 16 novembre 2016

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sl376384Du Wynton Marsalis, revu et interprété sans trahison !
Une gageure pour ce Septet de jeunes (Alexandre Hérichon, trompette – Edouard Wallyn, trombone – Kenny Jeanney, saxophone – Mathieu Najean, Sax ténor/soprano, arrangements  – Maxime Moyaert, piano – Victor Foulon, contrebasse – Armando Luongo, batterie) que de s’attaquer à ‘la’ pointure en la matière qu’est Wynton Marsalis. Le septet original de Wynton s’est principalement intéressé à la musique d’avant-guerre, issue en droite ligne des racines ‘New Orleans’ du jazz en s’inspirant des grands de l’époque, de Jerry Roll Morton en passant par Louis Armstrong, le Duke et tant d’autres de cette période particulièrement créative et dont tout le jazz actuel est encore tellement imprégné. Reprendre la configuration du septet, oser réarranger certaines compos et arriver à sonner ‘à la Wynton Marsalis Septet’ il faut le faire. Le WMS ne nous a pas déçus, tout y était. Le son, le swing, la musicalité envoutante, le tout, plein d’énergie et de complicité entre les membres du groupe. Tout donc pour enchanter le public nombreux et attentif qui s’était réuni ce mercredi. Depuis les afficionados un peu nostalgiques de l’entre-deux guerres aux amateurs exigeants de musique actuelle, chacun s’y est retrouvé. Le WMS réussi une synthèse parfaite entre le rendu de la formation originale et les envolées improvisées teintées d’influences plus contemporaines tout en respectant ‘l’esprit’ et les couleurs originelles. Qui plus est, en ces temps ombrageux tant au niveau de la météo que du reste, le répertoire est festif, donne envie de bouger, de taper du pied et de dodeliner de la tête, une vrai séance de remise en forme du moral, de quoi se gonfler de bonne humeur et d’optimisme, et oui, des événements positifs arrivent encore et qui plus est dans une sphère de culture d’échange et de partage. Que demander de plus ? – Et bien de les réentendre bien sûr. Le WMS est formé d’artistes rodés dans ce type de formation, (membres du ‘God Save the Swing’, de big bands…) et les arrangeurs sont toujours au top. Ils ont donc de bonnes bases pour atteindre l’ambitieux objectif qu’ils se sont fixé et manifestement leur travail et investissement dans ce projet porte ses fruits. Profiter de ce WMS en life est vraiment une belle opportunité de se faire plaisir tant en termes d’ambiances que de qualité et excellence.
Si vous en avez l’occasion, ne les ratez pas !
FD