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Joel Rabesolo Trio – Jazz à Uccle – mercredi 26 septembre 2018

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Joel Rabesolo, guitare – Ranto Rakotomalala, basse – Josaphat Hounnou, batterie

Voilà une entrée en matière digne de la mission de découverte que s’est donnée Jazz4you ! Un trio Malgacho-Beninois, nous embarque pour une aventure de part et d’autre de l’équateur! Joel Rabesolo est vraiment un guitariste lumineux, tant par son jeu que de sa personne. Un grand sourire communicatif, une simplicité, une convivialité chaleureuse pour partager son jeu envoûtant. Joel s’est donc entouré pour l’occasion d’un comparse du pays et d’un batteur Béninois pour nous faire découvrir un ‘etno-jazz’ des plus ensoleillés. Guitare sèche ou électrique, son son est bien typé et le voyage commence dès les premières notes. Nous voici dans les îles des océans lointains  ou sous les tropiques d’Afrique de l’ouest et la température de la salle s’adapte. Les mélodies sont définitivement originales et très représentatives. Rien de tel dès lors que d’avoir des natifs pour rendre ce style authentique. Joel peut tout jouer avec une maîtrise totale, il passe d’un ‘Katakata’ soutenu par sa rythmique à la fois dynamisante et délicate à un standard (In a sentimental Mood) en solo, tout en finesse et du coup très jazz mainstream. Ranto, le bassiste, connait sa partie sur le bout des doigts, en soutien comme en solo, sa dynamique est fabuleuse et sa créativité enrichit les propos de Joel dans un respect total de l’ambiance du moment. Josaphat Hounnou, à la batterie, avoue lui-même avoir un peu stressé compte tenu de l’acoustique du lieu mais ici aussi chapeau bas, sans jamais couvrir ses partenaires, il a assuré. Il nous a vraiment permis de plonger dans la manière particulière d’aborder les rythmes qu’ont des musiciens des îles et en particulier ceux des îles de métissages soumises à toutes les influences tant d’Afrique que d’Inde ou d’Europe. Un vrai régal ! De bout en bout le concert a conquis le public qui a parfois un peu de mal à rester sur sa chaise, les têtes dodelinent, les pieds trépignent et puis la surprise, Joel invite une compatriote présente à nous chanter un air traditionnel. Une prestation sans micro mais la voix porte et cette cerise sur le gâteau ravit tout le monde. Une réelle fête cette soirée, de l’énergie, de l’enthousiasme, pas de prise de tête, il a juste fallu se laisser porter par la musique pour passer un moment de rêve.
Merci Joel, Ranto et Josaphat de nous ouvrir les oreilles à votre interprétation du jazz si particulière mais tellement plaisante.

FD

Carte blanche à Jérémy Dumont – Jazz à Uccle – mercredi 16 mai 2018

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Jérémy Dumont, claviers et compositions – Victor Foulon, contrebasse – Fabio Zamagni, batterie – Guest : Maayan Smith, saxophone

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Jérémy Dumont Double concert.

La mission de Jazz4you, outre le support aux jeunes talents, couvre également l’aspect découverte des styles de jazz contemporain. Dans cet esprit, le Jérémy Dumont Trio nous a offert une palette complète de ce dont ces artistes sont capables.
Le premier set nous a permis de redécouvrir l’album du Trio, une version live actualisée bien sûr, ce qui donne toujours au-delà de l’impression de déjà connaître les morceaux, le plaisir de suivre l’évolution des interprétations et de la mise en forme. Ce qui est intéressant ici, c’est de ne jamais se lasser. Quelques nouvelles compos sont venues étoffer le répertoire et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles confirment l’excellence de la créativité, de l’écriture et des arrangements de Jérémy. Nous étions donc ici en terrain connu mais néanmoins truffé de belles surprises.
Le second set, en duo, claviers et électro, soutenus par la batterie, nous embarque dans un autre univers. La dynamique et la richesse de sons sont fabuleuses, on est plongé dans un environnement funcky, électro-pop des plus plaisants. Le beat est entraînant mais les impros restent très jazzy. L’impression générale est franchement festive, des couleurs de soleil, des rythmes et des harmonies entrainants, vraiment lumineux et dansant. Malgré le décalage par rapport aux groupes jazz plus classiques proposés en cours de saison, le public présent a apprécié cette découverte rafraîchissante et très dans l’air du temps. Un super projet à suivre et à développer, cette synthèse jazz-électro, pourrait bien ouvrir de nouveaux horizons au duo.
Et pour compléter le tableau, le trio renforcé de Mayaan au sax, nous offre une balade dans l’esprit ‘standard’ hyper classique. Le voyage dans les ambiances, l’espace et le temps est donc complet.
Merci à toutes et tous pour votre présence et votre merveilleux accueil aux projets de Jazz4you et nous vous attendons avec impatience pour la prochaine saison, encore et toujours pleine de surprises et de découvertes.

A très bientôt et bel été !
FD

Journée Internationale du Jazz – place Saint Job – dimanche 29 avril 2018

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Journée Internationale du Jazz 2018

Jazz4you@20180429-142 Les choses ne s’annonçaient pas sous les meilleurs hospices pour la 5e édition de la Journée Internationale du Jazz à Uccle, sur la merveilleuse place Saint Job, et pourtant…
Vers 11 heures la pluie s’arrête, de là à dire que le soleil nous gratifie de ses bonnes œuvres serait exagéré mais au moins il fait sec. Le montage suit son cours, cette année le podium aux parois transparentes se monte en moins d’une heure, les tonnelles et le bar suivent, les chaises sont à poste et la sono se met en place.
14h, le bar entre en fonction, les premiers musiciens sont prêts à entamer le sound check, et les premiers spectateurs apparaissent.
15h tout est place et les festivités commencent, Lydia annonce l’ouverture des concerts et la musique commence à égayer la place. Malgré le temps morose, le public s’accumule et le Trombone Summit capte de plus en plus de monde. Il faut avouer que sept trombones et une rythmique, ce n’est pas courant et que l’enthousiasme que les musiciens dégagent fait merveille. De plus leur programme est vraiment adapté aux circonstances, un jazz accessible, un son envoûtant, bref de quoi plaire au plus grand nombre. La musique emplit la place et son effet d’attraction est lancé, le public brave la fraîcheur ambiante, les enfants sont à l’aise et les parents, tranquillisés par l’environnement sécurisé, profitent à fond du moment. La prestation de nos trombonistes s’achève dans l’enthousiasme.
Cette année, Lydia a décidé de ne pas laisser de blanc entre les concerts sur podium, les O!Boy entrent en action dès la descente de scène des trombones et là, merveille, tout le monde se regroupe autour de ce fabuleux quartet a capella qui nous offre un moment magique de qualité et de convivialité. A peine dérangé par le sound check du groupe suivant, tant les enfants que leurs parents participent au jeu de tirage et se laissent porter par les adaptations en tous genres du groupe. Il faut dire que leur jeu de scène ajoute encore au plaisir d’écoute et la proximité permet de savourer au mieux la finesse de leur interprétation.
Retour sur scène, L’amicale de la Nouvelle Orléans se lance, autre son, autres airs, autres rythmes, mais surtout du New-Orleans bien senti, ce qui est toujours un ravissement quand il est si bien interprété. La formation respecte les codes, sousaphone, banjo, clarinette, saxophone, trompette et rythmique, tout y est pour faire oublier les nuages et ensoleiller les cœurs et les esprits. Effectivement le public continue à s’accumuler, notre espace est maintenant bien rempli et l’ambiance est chaleureuse et conviviale à souhait. Tonnerre d’applaudissements et surprise, nos amis de l’Amicale assurent l’entre concert dès leur descente de scène. En version ‘street band’ les voici prenant la relève des O!Boy. Et re-miracle, le même phénomène se passe, le public se regroupe et l’effet proximité et échange avec les artistes fonctionne à plein régime, qui danse, qui tape des mains ou des pieds, qui veut tel morceau, voir qui veut tenter de souffler dans le sousaphone, bref une ambiance super festive autour du bar.
Certes la température météorologique ne s’oriente pas dans la bonne direction, mais voici Banda Bruselas qui monte sur le super podium.  Après les Trombones à la new-yorkaise, les O!Boy à la Nashville suivis de la Nouvelle Orléans, notre périple musical s’approche encore de l’équateur et des îles ensoleillées, nous voici à la case Salsa. Banda Bruselas, en groupe vraiment rodé et pro, assure un set super dynamique à la sonorité débordante de lumière et de chaleur!
19h45, Plus que quelques minutes de plaisir musical à déguster et voici que les dieux du tonnerre, jaloux du plaisir et de l’enthousiasme avoué du public, décide de participer également à la fête. Qu’à cela ne tienne, on ne la fait pas aux bénévoles qui ont dégainé les parapluies plus vite que l’ombre des nuages et Banda Bruselas accueille la drache en redoublant d’énergie et en soutenant jusqu’à la dernière seconde un public stoïque et attentif.
En fin de compte une journée mémorable, un énorme succès de foule, définitivement au-delà de ce que nous pouvions espérer compte tenu de la météo, comme quoi le Jazz est, reste et restera un genre ouvert, accueillant et festif qui plait à un grand nombre et qui se partage tant entre générations qu’entre culture.
A l’année prochaine donc, ce sera un mardi donc version ‘courte’ de la fête mais pas moins intense pour la cause.

Jazzicalement.

FD

Oakstreet Trio – Jazz à Uccle – mercredi 18 avril 2018

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Téo Crommen, guitare – Matteo Mazzú, basse – Guillaume Malempré, batterie

Ça démarre rock-soft, le jazz est en arrière fond dans les composantes rythmique et quelques harmonies et ensuite dans les soli de guitare qui décollent. Là, on s’y retrouve ! Bon on reste branché jazz-rock mais dans une proportion 70/30, les 70% étant plutôt jazz. Le trio est vraiment au point, pour preuve, les musiciens jouent sans partitions et dès lors nous offrent d’être en symbiose totale. Ils sont (très) jeunes et vraiment impressionnants, ils ont quelque part de la bouteille grâce à leur parcours respectif qui démarre très tôt et par ailleurs la fraicheur de leur temps de vie en jazz. Le rendu final est en fin de compte teinté d’influences originales certes mais très jazz. Le premier set nous offre une belle montée en puissance et s’achève en mode modern-jazz bien senti. Notre concert précédant nous avait initiés à la synestésie, et bien cette fois encore nous avons eu le privilège  de pouvoir combiner nos sensations sonores avec des notions de luminosité/ombre, de chaud/froid, de large et d’étroit que personnellement je traduirais par des impression climatiques, allant du beau temps à l’orage (j’aime les deux tout autant que tous leurs intermédiaires possibles). Leur bagage et leur culture est donc énorme, allant du Stotzem à René Thomas à la guitare, de la basse flirtant avec de l’Hatzi ou du batteur aux consonances parfois à la Katché et dont l’ensemble colle et sonne vrai. Définitivement un groupe à avoir dans sa sonothèque !

FD

Kearo Zenn 4tet – Jazz à Uccle – mercredi 21 mars 2018

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Kenzdavo Nera, harmonica et compositions – Nils Hilhorst, guitare – Matteo Mazzu, basse – Victor Goldschmidt, batterie

Quelle fraicheur et quelle délicatesse !
Ce quartet à l’harmonica a su nous enchanter avec son répertoire exclusivement alimenté de compositions de Kenzo. Bien que des références à Toots aient probablement été attendues, se démarquer du maître est un challenge ambitieux qui ici a été pleinement atteint et surtout n’a provoqué aucune frustration tant la sympathique personnalité de Kenzo et de ses acolytes, jointe à la qualité des compos et de leur interprétation fut emballante. Le quartet est équilibré, et le ‘petit’ instrument sort aisément de la mêlée tout en laissant chacun s’exprimer. Les compositions sont raisonnablement classiques mais ne manquent certes pas de charme et offrent une palette intéressante de rythmes, de couleurs et d’harmonies. La fraicheur du moment tient beaucoup de la qualité de jeu de Kenzo qui est arrivé à donner vie et consistance à son instrument. De plus, bénéficier de la sonorité particulière de l’harmonica est devenu rare, il fallait donc bien profiter du moment car très peu d’artistes ont ce niveau de maîtrise. Les partenaires de Kenzo ont vraiment bien intégré son univers et l’ensemble est donc consistant et harmonieux. Le soutien à Kenzo est à la fois délicat et précis mais ne manque pas d’énergie et de dynamisme, on ne s’endort absolument pas.
Donc encore une belle découverte et des artistes à suivre.

FD

Synestet – Jazz à Uccle – mercredi 21 février 2018

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SL377247Hélène Duret, clarinettes, compositions – Benjamin Sauzereau, guitare électrique, effets – Adrien Lambinet, trombone – Fil Caporali, contrebasse – Maxime Rouayroux, batterie, objets

Comme nous l’explique si bien Hélène, l’origine du nom de son groupe réside dans sa référence à la synesthésie, « un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés ». En l’occurrence, elle nous suggère d’adapter nos perceptions de manière à entrer dans un mode d’écoute correspondant sans doute à la manière dont elle ‘voit’ la musique que le quintet nous propose. Dès lors, et c’est vrai, si l’on est d’accord de jouer le jeu de l’association ‘sons – couleurs’, le concert prend une autre dimension. Par exemple, une écoute et/ou une lecture uniquement sonore des compositions du groupe pourrait à certains moments paraître minimaliste voire éthérée mais si l’on veut bien tenter de visualiser ce que les sons peuvent évoquer, quoi de mieux que du ‘vide’ sonore pour évoquer une unicité de ton, qui au choix de chacun pourra être pastel ou intense. Chacun a ses repères et chacun son mode d’expression, mais il faut bien admettre que de combiner plusieurs sens ou de les superposer permet d’enrichir grandement le ressenti de l’œuvre et d’augmenter sensiblement les perceptions. Les couleurs sont souvent associées à des températures ou des luminosités, les sons bien sûr à des hauteurs ou des rythmes, la combinaison du tout offre donc une opportunité d’immersion bien plus grande. Et ce concert, une fois posées les balises, nous a définitivement emmenés vers des horizons inattendus. D’arcs en ciel riches d’harmonies à des kaléidoscopes aux rythmes hypnotisant, en passant par de longs dégradés apaisants, toutes les sensations y étaient. Ce quintet intelligent et créatif a su nous embarquer dans un voyage étonnant de découvertes grâce à cette approche mêlant finement les axes de perceptions qu’offre une musique bien construite et originale. Un voyage décalé certes mais passionnant de bout en bout.

FD

Warm Bad – Jazz à Uccle – mercredi 17 janvier 2018

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SL377217A formation originale, concert original !
Ce septet à la composition décalée, trois guitares: Benjamin Sauzereau, Vitja Pauwels, Marco Giongrandi, basse: Soet Kempeneer, batterie: Casper Van De Velde, clavier: Hendrik Lasure et sax: Sam Comerford, rend, dès l’entrée en matière, un son totalement inattendu ! De plus, hormis le sax et la batterie, tous exploitent qui des pédales, qui son synthé, de sorte à produire une palette complète de sonorités et de couleurs. Toute une gamme d’ambiances est proposée, du minimalisme le plus épuré faisant éventuellement appel à des techniques bizarres comme de souffler sur sa guitare ou des bruissements de sax, jusqu’à l’ensemble plein et vibrant du septet à l’unisson, tout y passe. De sonorités de harpe à des sons de limonaire soutenus ou pas par la batterie, aux couleurs rock fusion ou plus funk, on dérive entre les influences à la Kraftwerk ou Nino Rota en passant par le Jazz, bref, à condition d’avoir l’esprit aussi ouvert que les oreilles, chacun peut y prendre ce qui lui plait. Peu de papote, musique, musique, musique ! Avec autant d’originalité dans les compos que dans l’éventail des sonorités, cette formation est vraiment difficile à décrire et transmettre en mots les sensations ressenties, particulièrement ardu tant les influences et les inspirations sont ouvertes et variées. Effectivement, des tendances classiques contemporaines aux accents jazzy la palette est étendue. Leur liberté de forme et de contenu est vraiment passionnante, déconcertante de prime abord certes mais si l’on s’autorise l’immersion cela devient hypnotisant. Les déguster l’esprit ouvert est le gage d’un moment planant.

FD

Giuseppe Millaci & Vogue Trio – Jazz à Uccle – mercredi 20 décembre...

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Ouille, le piano est tombé ce matin et donc hors d’usage, pas de chance pour notre pianiste du jour ! Ouille, un des frères Boschman participe au dîner d’avant concert ‘La Table de Rosette’, pas de bol pour nos chaises ! Mais bien sûr, rien ne nous arrête et surtout rien n’empêche notre chaleureux public de répondre présent quelles que soient les circonstances. Donc, pilepoil à l’heure, le concert est lancé. Ce soir, trois grandes pointures, jeunes certes mais déjà primés et reconnus sur la place – ici et même aux States – du niveau et de l’excellence au programme. Et c’est parti : un petit standard pour amorcer la pompe, enchaîné par une compo de Giuseppe Millaci (contrebasse) et là déjà le style et le ton sont donnés. La qualité et la musicalité des compositions de Giuseppe les rendent difficiles à distinguer des standards, d’autant que l’excellence technique des compères, Amaury Faye (piano) et Lionel Beuvens (batterie), leur permet d’enrichir le propos d’une telle intelligence harmonique et de tant de références, que le poisson se retrouve totalement noyé dans le mood de l’instant. Le ressenti premier est l’accessibilité de leur musique, d’une belle modernité, totalement « in », complètement inspirée des tendances du jour mais rendue avec une telle finesse et tant de réflexion, qu’elle peut être reçue avec aisance et un grand bonheur d’écoute. Leur complicité par contre n’est pas flagrante, peu de regards, peu de sourires mais ça c’est pour le plaisir des yeux, or ce qui nous occupe ici c’est celui des oreilles et là, pas de doute, c’est magnifique. Et bien sûr, comme d’hab, une écoute enthousiaste et engagée et un bon retour du public en échange d’une prestation d’une qualité. Une belle mise en bouche pour amorcer les fêtes. Après cette dégustation auditive, nous vous en souhaitons autant au niveau gustatif, ce qui est une garantie de merveilleuses fêtes de fin d’année.
Joyeuses fêtes et bonne année à tous !
FD

Flute Talks Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 15 novembre 2017

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 Entrée en matière light en duo flûte et guitare sur un thème archi connu «Someday my Prince will come», question de planter le décor, de dérouiller la flûte et s’échauffer les doigts mais attention, l’interprétation décalée annonce la couleur. Très rapidement on rentre dans le vif du sujet, les compères du quartet se mettent en place et la suite de Händel est annoncée. Le propos prend tout son sens et les musiciens attaquent les quatre mouvements avec entrain. Et bien oui, présentée de la sorte dans une version totalement actualisée, la musique baroque garde encore son caractère festif et populaire. Toutes les nuances y passent, de moments très proches de l’original aux passages rythmés, en passant par les ambiances ‘balade’ ou chansons pop-rock assumées, le groupe nous offre un Händel respectueux du script mais aux tendances définitivement modernes. La suite est du même ton, les sets s’enchainent en nous proposant une belle variété de moods tant dans les standards que les compos ou les réécritures de Javier. De plus, ce dernier échange très sympathiquement avec le public et nous emmène sur le chemin de ses explorations et découvertes, ce qui, dans ce contexte décalé, aide à suivre la démarche et permet d’apprécier d’autant mieux le résultat des recherches du groupe. Flute Talks Quartet nous a offert un moment riche en émotions et la variété des morceaux ont permis à chacun de satisfaire ses préférences tout en appréciant l’ensemble de la prestation.
Un chouette concert par une chouette formation comme on les aime ! Javier Mateos Arévalo à la flûte, Bastien Jeunieaux à la guitare, Tom Heck à la basse et Arnaud Cabay à la batterie.

FD

 

Isadora D. duo – Jazz à Uccle – mercredi 18 octobre 2017

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Magnifique duo !
Isadora De Booseré au chant et au piano et Bastien Jeunieaux à la guitare épatent par leur allure et leur prestance. Elégants et souriants ils ont probablement conquis leur public avant même la première note. Le premier set propose exclusivement des reprises de standards. Bien choisis, et surtout bien introduits par Isadora qui n’hésite pas à parler et raconter, à mettre en perspective et citer ses sources et ce n’est pas coutume. La voix est posée ou aérienne, le timbre clair ou rauque, la présence toujours adaptée, les morceaux  s’enchainent avec bonheur et tout a l’air simple et de couler de source. Pourtant le choix des titres ne font pas l’impasse sur les difficultés et comme toujours, présenter des standards c’est oser s’exposer aux comparaisons. Défi choisi, défi réussi ! L’emballage harmonique, les boucles et les impros de Bastien assurent brillement le soutien à la voix. En particulier, il faut retenir la justesse des sonorités choisies par Bastien, tout en nuances, la guitare s’adapte parfaitement à l’esprit et à l’atmosphère que le duo instille dans chaque chanson. Un duo certes mais un rendu riche et complet. Le second set s’articule autour des compos d’Isadora, autre créatrice, autre ambiance. Plus actuelles bien sûr, les mélodies et harmonies tendent vers une plus grande simplicité, mais on parle ici d’une chanteuse et donc au-delà de la forme, il y a aussi le contenu. Ici encore les explications et mises en contexte qu’Isadora nous fournis au sujet de ses textes forcent l’attention et le respect quant à la maturité de cette jeune demoiselle très concernée par les thèmes de société contemporains. Ils sont jeunes, leur complicité aussi. Dès lors au vu (et surtout à l’écoute) de leur prestation, il est évident que le niveau va monter vite et sensiblement et pour ma part, je ne prends pas de grands risques à leur prédire un avenir à leur image, souriant, enthousiasmant et riche en partage. Une soirée dont nous pensions qu’elle serait très intimiste et qui en fin de compte s’est révélée chaude, conviviale avec un public aussi respectueux que participatif. Duo à entendre et réentendre régulièrement, question de goûter en primeur à leur évolution.
FD