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Toni Mora Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 20 mars 2019

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Toni Mora, guitare – Alex Koo, piano – Alex Gilson, contrebasse – Daniel Jonkers, batterie

˜Du jazz contemporain pur jus ! Ce virtuose de la guitare, qui a partagé de nombreuses scènes avec notamment les plus grands spécialistes de la guitare espagnole, a néanmoins trouvé sa voie dans un jazz bien éloigné du flamenco. Son univers est bien typé, jazz certes, contemporain sûrement, mais bien construit et vraiment agréable. On est loin du free ou d’élucubrations fumeuses, la musique reste accessible et l’atmosphère un peu planante nous emmène dans un autre monde. Tony s’est entouré de comparses haut de gamme, Alex Koo au piano une vedette montante multi primée est effectivement un ovni dans son genre, son aisance est époustouflante et son style s’accorde parfaitement aux inspirations des compositions du guitariste. Alex Gilson assure un bel équilibre entre le timbre clean de la guitare et le son velouté de sa contrebasse. Quand à Daniel Jonkers, il jongle avec les rythmes parfois complexes ces œuvres de Tony. Cette musique demande un petit peu de concentration, mais une fois l’immersion réussie, des horizons nouveaux s’ouvrent, les décors, couleurs et ambiances fluctuent au fil de la set liste mais l’impression globale reste consistante. Il y a effectivement une belle homogénéité dans le répertoire de Tony, les morceaux sont variés tant au niveau des rythmes que des harmonies, pas de lassitude à l’écoute donc et pourtant même si le paysage varie on est bien sur une seule et même planète.

Il faut oser faire des découvertes et celle-ci en était une bien réjouissante.

FD

 

BAM trio – Jazz à Uccle – mercredi 20 février 2019

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Maxime Moyaerts, orgue Hammond – Bastien Jeunieaux, guitare – Arnaud Cabay, batterie

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Ce petit trio remet à l’honneur le fameux son de l’orgue Hammond dans une configuration claviers Nord et l’historique ampli Leslie et cela fait vraiment merveille ! La formation guitare- batterie-Hammond est très typée mais c’est évidemment l’intention du projet. Du coup, le répertoire est adapté aux couleurs sonores et il en ressort un style que l’on pourrait qualifier de «vintage rafraîchi». Si ce super groupe fixe sur plaque son projet, une production de vinyle serait vraiment dans l’esprit de la chose. La set-liste composée de standards et de compositions est absolument cohérente, les compos se fondent avec harmonie dans les standards pour néanmoins offrir une ouverture plus actuelle, d’où le rafraîchissement du vintage. La caractéristique première de l’ensemble repose bien sûr sur la ventilation typique du Leslie. Cet ampli à lampes et ‘ventilo’ module le son de manière à lui donner une sorte de respiration, l’instrument chante et l’intensité des basses obtenue produit un tapis quasi volant. Les instrumentistes associés à Maxime dans cette aventure assurent un max, la guitare est lumineuse et le jeu de Bastien allège sensiblement l’onde louvoyante de l’orgue. La batterie d’Arnaud structure l’ensemble par son apport percussif, sensible et dynamique. Bastien anime avec humour et simplicité le concert par ses commentaires et introductions, ce qui assure au public une meilleure compréhension des morceaux, de leurs origines et de leurs particularités. Cette équipe de skippers aguerris nous ont offert une navigation paisible sur une mer ondulante mais heureusement avec un bon vent rafraîchissant et vivifiant.
Bref un super moment d’escapade dans une ambiance jazz accessible et enthousiasmante.

 FD

Azbeul – Jazz à Uccle – mercredi 16 janvier 2019

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Abel Jednak, sax – Romain Garcera, vibraphone – Nabou Claerhout, trombone – Matthieu Vandenabeele, piano – Federico Pecoraro, basse – Olivier Penu, batterie

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Une magnifique recherche de son ! La basse, colonne vertébrale du groupe, est hyper présente mais aérienne, la batterie seconde et martèle tout en nuances, les claviers habillent et en compagnie du vibraphone illuminent, le sax virevolte et enfin le trombone adoucit et lie la sauce. Résultat, un ensemble percutant, lumineux et harmonieux. A six évidemment le volume y est mais compte tenu du lieu et des instruments acoustiques, l’ensemble reste équilibré. La basse fait frémir les planchers et vibre dans les poitrines mais quelques respirations permettent d’apprécier l’effet. La set liste offre bien sûr quelques moments plus doux mais la relance n’est jamais loin et le niveau d’énergie communiqué par le 6tet reste impressionnant. L’immersion est totale et dans ce genre d’univers c’est un vrai bonheur. Les compositions d’Abel sont lumineuses et offrent une grande liberté d’improvisation, ce dont les protagonistes profitent à fond !
Un concert riche et inspirant qui a vraiment conquis notre public qui, par ailleurs, est de plus en plus accueillant aux découvertes proposées. Le jazz est bien vivant et en constante évolution et ce pour notre plus grand plaisir.

FD

Jérémy Dumont – The New York Project

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La tournée du 28 décembre 2018 au 6 janvier 2019

Jérémy Dumont, piano – Yotam Ben Or, harmonica – Maayan Smith, sax – Elam Friedlander, db – Noam Israeli, dr

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Et voilà un passage à l’an neuf animé de main de maître par Jérémy Dumont et ses acolytes Newyorkais venus spécialement pour cette mini tournée sylvestre. Le programme était chargé, du 28 décembre au 6 janvier pas moins de cinq concerts, du Sounds à l’Archiduc en passant par Beersel et la Machine (Halles St Géry). En dix jours au cœur de Bruxelles, chacun des concerts a affiché ‘Sold-Out’ !
Le choix des musiciens auxquels Jérémy s’est associé pour cette session israélo-américano-belge  était pertinent et efficace, un son vraiment différent et un groupe particulièrement fusionnel. Là, nous l’avons vécu en live, le jazz newyorkais est absolument différent de ce qui se pratique de notre côté de l’eau. La comparaison était aisée, en particulier du fait de l’harmonica de Yotam Ben Or dont le jeu et le son, de très haut niveau, est totalement différent de celui de notre référence nationale, et en particulier le jeu de la batterie et de la contrebasse se distinguent également. Le charme de ce quintet réside en particulier dans le partage qu’ils nous proposent, des compos de quatre des cinq musiciens, soit un mix parfait des tendances et influences de chacun des protagonistes et dieu sait si leurs horizons sont différents. Etonnamment, le tout reste d’une cohésion bluffante. Les compos de Yotam, Mayaan, Noam et Jérémy, bien que totalement personnelles, se rencontrent dans un même esprit, une manière proche d’exprimer leurs sentiments et leurs impressions. Comme toujours, le plaisir a été grandissant au fur et à mesure des prestations, de plus en plus à l’aise avec la set liste qui était pourtant évolutive, avec au moins un nouveau morceau à chaque concert, leur maîtrise et leur confort et par là leur liberté d’expression n’a cessé d’évoluer, pour se conclure à La Machine en feu d’artifice. Le jazz est donc bien une musique qui s’enrichit de la diversité et se nourrit de rencontres, ces jeunes qui ont bien sûr le talent et l’expertise nécessaire à relever ces challenges nous le prouvent encore. Chaleureux, sympathiques, jeunes, enthousiastes, énergiques, inventifs et bien sûr travailleurs, voici quelques une de leurs qualités qui définitivement se retrouvent dans leur jeu ! Effectivement, il y a une qualité technique de haut vol, une créativité passionnante et une humanité chaleureuse dans ces personnes. Tous et chacun ont ce plaisir du partage tant entre eux qu’avec leur public d’une part, et l’audace d’exprimer leurs sentiments intimes d’autre part. Quelle ouverture d’esprit ! Une aventure inopinée qui, grâce à l’implication et au dévouement de ces artistes à leur art, nous a permis de passer des fêtes originales et partagées. Mille mercis à eux pour ce cadeau de nouvel an unique et savoureux.
Il faut aussi y penser, ce groupe spontané, magnifique et de haute tenue, n’a pu réaliser son projet ‘éphémère’ que grâce aux quelques lieux qui les ont accueillis sans leur imposer d’exclusivités.

FD

Théo Zipper Quintet – Jazz à Uccle – mercredi 19 décembre 2018

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˜Théo Zipper, basse électrique & composition – Aristide d’Agostino, trompette & bugle – Abel Jednak, saxophone alto – Yannick Jacquet, piano – Lucas Vanderputten, batterie

De la dynamique tant et plus, voilà ce qui caractérise ce projet. Ce quintet fraîchement formé nous présentait son programme en première live ! Manifestement ils ont bien travaillé, le CD du projet est en boîte et sera bientôt disponible et la qualité de la préparation se ressent dès les premières notes. Pas d’hésitations, de pains ou de désynchronisations, les titres s’enchaînent tout en souplesse et la dynamique explose. La Set liste principalement organisée autour des compositions de Théo et de ses acolytes, est bien équilibrée et laisse de l’espace d’expression à chacun. Bien sûr il reste une marge de progression comme toujours en jazz, rien n’est jamais vraiment fini ou figé, mais la base est solide et la prestation de ce soir a définitivement conquis le public. L’impression d’ensemble laissée par le concert est vraiment l’énergie. Quelques moments plus calmes nuancent le propos et permettent de petites respirations mais les soupapes se rouvrent en grand très vite et le groupe se relance au galop. Théo, leader et principal compositeur du quintet, offre des titres très ouverts, bien équilibrés, le groupe est cohérent et les apports respectifs contribuent efficacement à l’harmonie d’ensemble et ça marche ! Les deux sets ont été emballés sans que l’on se rende compte du temps qui passe, c’est quasi avec surprise que le bis est annoncé. Et oui, nous sommes un peu restés sur notre faim, deux trois morceaux en plus seraient vraiment bien passés… Enfin pas de nostalgie inutile, il suffit d’aller les revoir dans les mois qui viennent, au cours de leur ‘CD release’. Encore un projet à suivre, 2019 commence à se remplir, mais d’ici là, nous vous souhaitons à toutes et tous de très belles fêtes et surtout une année 2019 pleine de plaisirs musicaux !!!

FD

Songs Between Two Lands – Jazz à Uccle – mercredi 21 novembre 2018

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Flavio Spampinato, chant, compositions – Matteo Di Leonardo, guitare, compositions – Julien Gillain, piano – Ramon Van Merkenstein, contrebasse – Pierre Hurty, batterie˜

Une amorce tout en douceur, mélodique, un peu mélancolique, juste pour poser le propos et amorcer le mode d’écoute. Ensuite, pour un chanteur quoi de mieux qu’un bon blues bien balancé pour faire monter la pression. Ça y est le concert est lancé ! La bonne structure bien classique du blues permet au quintet de se mettre en place, d’ajuster les synchros, d’affiner les timbres, bref de peaufiner les réglages. Ensuite ça décolle, ‘Safari’ est beaucoup plus personnel, c’est une compo inspirée d’un voyage en Afrique et l’on commence à bien rentrer dans leur univers ; bon le volume monte un peu mais cela traduit bien l’intensité de leur propos. La mise en perspective des sources d’inspiration du contexte sont agréablement exposées, ce qui facilite grandement la lecture et surtout l’accueil à réserver aux compositions. Comme toujours, un petit mot d’intro et le morceau prend du sens et une dimension différente. Objectivement le tout est plus personnel, superbement cohérent. Le second set part sur des couleurs, des harmonies et des rythmes plus osés. On perçoit avec plaisir le multiculturalisme de l’expérience de vie de ce quintet international. De plus, cela permet à chacun des protagonistes de s’exprimer et de donner sa vision du thème traité en sachant que le thème est à l’origine un texte mis en musique, il y a donc autan de forme que de fond. Le charme opère durant tout le concert, le périple est illustré par les variations de genre, de rythme, d’harmonie et nous savourons ce savoureux voyage avec délectation.

FD

Joachim Caffonnette Trio – Jazz à Uccle – mercredi 17 octobre 2018

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Les petits plats ont été mis dans les grands. A pianiste de talent, instrument de qualité ! Pour l’occasion un piano acoustique a été mis en place et cela valait vraiment le coup. Joachim Caffonnette a cette particularité d’être au-delà du pianiste, une personnalité particulièrement attachante de par sa sensibilité certes mais surtout de par son ouverture. La set-list est éclectique et chaque morceau a son histoire car c’est bien sûr une évidence, les artistes traduisent  leur vécu et leurs expériences de manière à les transmettre via le média qui est le leur. Dans le cas présent, ce qui nous est offert relève d’une sensibilité et d’une maturité exceptionnelle. Le trio est vraiment au point, nous sommes dans le cas de figure où le leader est bien sûr la star du groupe mais la manière dont ses comparses le portent est étonnante. Les sidemen de ce trio, Federico Stocchi à la contrebasse et Jean-Baptiste Pinet à la batterie,  permettent à Joachim de s’exprimer dans les meilleures conditions. Les caractéristiques générales de ce concert sont l’accessibilité, l’interprétation dynamique et festive ou sensible et délicate, surtout grâce aux mises en perspective distillées par les commentaires d’introduction. Le bagage classique de Joachim transpire souvent mais la dérive jazz reprend vite le dessus. De Thelenious Monk (1917-1982) à Joachim Caffonnette (2018), en passant par Parker, les Beatles ou même Jacques Brel, du berceau du jazz à aujourd’hui, tout y est passé et avec le même plaisir intense. Joachim communique, et c’est peut-être là sa qualité première. S’il a envie de dire quelque chose, il y arrive et aucun des auditeurs ne peut rester insensible. Une perle rare à suivre et savourer aujourd’hui et demain plus que certainement.

FD

 

Joel Rabesolo Trio – Jazz à Uccle – mercredi 26 septembre 2018

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Joel Rabesolo, guitare – Ranto Rakotomalala, basse – Josaphat Hounnou, batterie

Voilà une entrée en matière digne de la mission de découverte que s’est donnée Jazz4you ! Un trio Malgacho-Beninois, nous embarque pour une aventure de part et d’autre de l’équateur! Joel Rabesolo est vraiment un guitariste lumineux, tant par son jeu que de sa personne. Un grand sourire communicatif, une simplicité, une convivialité chaleureuse pour partager son jeu envoûtant. Joel s’est donc entouré pour l’occasion d’un comparse du pays et d’un batteur Béninois pour nous faire découvrir un ‘etno-jazz’ des plus ensoleillés. Guitare sèche ou électrique, son son est bien typé et le voyage commence dès les premières notes. Nous voici dans les îles des océans lointains  ou sous les tropiques d’Afrique de l’ouest et la température de la salle s’adapte. Les mélodies sont définitivement originales et très représentatives. Rien de tel dès lors que d’avoir des natifs pour rendre ce style authentique. Joel peut tout jouer avec une maîtrise totale, il passe d’un ‘Katakata’ soutenu par sa rythmique à la fois dynamisante et délicate à un standard (In a sentimental Mood) en solo, tout en finesse et du coup très jazz mainstream. Ranto, le bassiste, connait sa partie sur le bout des doigts, en soutien comme en solo, sa dynamique est fabuleuse et sa créativité enrichit les propos de Joel dans un respect total de l’ambiance du moment. Josaphat Hounnou, à la batterie, avoue lui-même avoir un peu stressé compte tenu de l’acoustique du lieu mais ici aussi chapeau bas, sans jamais couvrir ses partenaires, il a assuré. Il nous a vraiment permis de plonger dans la manière particulière d’aborder les rythmes qu’ont des musiciens des îles et en particulier ceux des îles de métissages soumises à toutes les influences tant d’Afrique que d’Inde ou d’Europe. Un vrai régal ! De bout en bout le concert a conquis le public qui a parfois un peu de mal à rester sur sa chaise, les têtes dodelinent, les pieds trépignent et puis la surprise, Joel invite une compatriote présente à nous chanter un air traditionnel. Une prestation sans micro mais la voix porte et cette cerise sur le gâteau ravit tout le monde. Une réelle fête cette soirée, de l’énergie, de l’enthousiasme, pas de prise de tête, il a juste fallu se laisser porter par la musique pour passer un moment de rêve.
Merci Joel, Ranto et Josaphat de nous ouvrir les oreilles à votre interprétation du jazz si particulière mais tellement plaisante.

FD

Carte blanche à Jérémy Dumont – Jazz à Uccle – mercredi 16 mai 2018

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Jérémy Dumont, claviers et compositions – Victor Foulon, contrebasse – Fabio Zamagni, batterie – Guest : Maayan Smith, saxophone

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Jérémy Dumont Double concert.

La mission de Jazz4you, outre le support aux jeunes talents, couvre également l’aspect découverte des styles de jazz contemporain. Dans cet esprit, le Jérémy Dumont Trio nous a offert une palette complète de ce dont ces artistes sont capables.
Le premier set nous a permis de redécouvrir l’album du Trio, une version live actualisée bien sûr, ce qui donne toujours au-delà de l’impression de déjà connaître les morceaux, le plaisir de suivre l’évolution des interprétations et de la mise en forme. Ce qui est intéressant ici, c’est de ne jamais se lasser. Quelques nouvelles compos sont venues étoffer le répertoire et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles confirment l’excellence de la créativité, de l’écriture et des arrangements de Jérémy. Nous étions donc ici en terrain connu mais néanmoins truffé de belles surprises.
Le second set, en duo, claviers et électro, soutenus par la batterie, nous embarque dans un autre univers. La dynamique et la richesse de sons sont fabuleuses, on est plongé dans un environnement funcky, électro-pop des plus plaisants. Le beat est entraînant mais les impros restent très jazzy. L’impression générale est franchement festive, des couleurs de soleil, des rythmes et des harmonies entrainants, vraiment lumineux et dansant. Malgré le décalage par rapport aux groupes jazz plus classiques proposés en cours de saison, le public présent a apprécié cette découverte rafraîchissante et très dans l’air du temps. Un super projet à suivre et à développer, cette synthèse jazz-électro, pourrait bien ouvrir de nouveaux horizons au duo.
Et pour compléter le tableau, le trio renforcé de Mayaan au sax, nous offre une balade dans l’esprit ‘standard’ hyper classique. Le voyage dans les ambiances, l’espace et le temps est donc complet.
Merci à toutes et tous pour votre présence et votre merveilleux accueil aux projets de Jazz4you et nous vous attendons avec impatience pour la prochaine saison, encore et toujours pleine de surprises et de découvertes.

A très bientôt et bel été !
FD

Journée Internationale du Jazz – place Saint Job – dimanche 29 avril 2018

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Journée Internationale du Jazz 2018

Jazz4you@20180429-142 Les choses ne s’annonçaient pas sous les meilleurs hospices pour la 5e édition de la Journée Internationale du Jazz à Uccle, sur la merveilleuse place Saint Job, et pourtant…
Vers 11 heures la pluie s’arrête, de là à dire que le soleil nous gratifie de ses bonnes œuvres serait exagéré mais au moins il fait sec. Le montage suit son cours, cette année le podium aux parois transparentes se monte en moins d’une heure, les tonnelles et le bar suivent, les chaises sont à poste et la sono se met en place.
14h, le bar entre en fonction, les premiers musiciens sont prêts à entamer le sound check, et les premiers spectateurs apparaissent.
15h tout est place et les festivités commencent, Lydia annonce l’ouverture des concerts et la musique commence à égayer la place. Malgré le temps morose, le public s’accumule et le Trombone Summit capte de plus en plus de monde. Il faut avouer que sept trombones et une rythmique, ce n’est pas courant et que l’enthousiasme que les musiciens dégagent fait merveille. De plus leur programme est vraiment adapté aux circonstances, un jazz accessible, un son envoûtant, bref de quoi plaire au plus grand nombre. La musique emplit la place et son effet d’attraction est lancé, le public brave la fraîcheur ambiante, les enfants sont à l’aise et les parents, tranquillisés par l’environnement sécurisé, profitent à fond du moment. La prestation de nos trombonistes s’achève dans l’enthousiasme.
Cette année, Lydia a décidé de ne pas laisser de blanc entre les concerts sur podium, les O!Boy entrent en action dès la descente de scène des trombones et là, merveille, tout le monde se regroupe autour de ce fabuleux quartet a capella qui nous offre un moment magique de qualité et de convivialité. A peine dérangé par le sound check du groupe suivant, tant les enfants que leurs parents participent au jeu de tirage et se laissent porter par les adaptations en tous genres du groupe. Il faut dire que leur jeu de scène ajoute encore au plaisir d’écoute et la proximité permet de savourer au mieux la finesse de leur interprétation.
Retour sur scène, L’amicale de la Nouvelle Orléans se lance, autre son, autres airs, autres rythmes, mais surtout du New-Orleans bien senti, ce qui est toujours un ravissement quand il est si bien interprété. La formation respecte les codes, sousaphone, banjo, clarinette, saxophone, trompette et rythmique, tout y est pour faire oublier les nuages et ensoleiller les cœurs et les esprits. Effectivement le public continue à s’accumuler, notre espace est maintenant bien rempli et l’ambiance est chaleureuse et conviviale à souhait. Tonnerre d’applaudissements et surprise, nos amis de l’Amicale assurent l’entre concert dès leur descente de scène. En version ‘street band’ les voici prenant la relève des O!Boy. Et re-miracle, le même phénomène se passe, le public se regroupe et l’effet proximité et échange avec les artistes fonctionne à plein régime, qui danse, qui tape des mains ou des pieds, qui veut tel morceau, voir qui veut tenter de souffler dans le sousaphone, bref une ambiance super festive autour du bar.
Certes la température météorologique ne s’oriente pas dans la bonne direction, mais voici Banda Bruselas qui monte sur le super podium.  Après les Trombones à la new-yorkaise, les O!Boy à la Nashville suivis de la Nouvelle Orléans, notre périple musical s’approche encore de l’équateur et des îles ensoleillées, nous voici à la case Salsa. Banda Bruselas, en groupe vraiment rodé et pro, assure un set super dynamique à la sonorité débordante de lumière et de chaleur!
19h45, Plus que quelques minutes de plaisir musical à déguster et voici que les dieux du tonnerre, jaloux du plaisir et de l’enthousiasme avoué du public, décide de participer également à la fête. Qu’à cela ne tienne, on ne la fait pas aux bénévoles qui ont dégainé les parapluies plus vite que l’ombre des nuages et Banda Bruselas accueille la drache en redoublant d’énergie et en soutenant jusqu’à la dernière seconde un public stoïque et attentif.
En fin de compte une journée mémorable, un énorme succès de foule, définitivement au-delà de ce que nous pouvions espérer compte tenu de la météo, comme quoi le Jazz est, reste et restera un genre ouvert, accueillant et festif qui plait à un grand nombre et qui se partage tant entre générations qu’entre culture.
A l’année prochaine donc, ce sera un mardi donc version ‘courte’ de la fête mais pas moins intense pour la cause.

Jazzicalement.

FD