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Baz Trio – Jazz à Uccle – 20 novembre 2019

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davSimon Groppe, piano – Basile Rahola, contrebasse – Oscar Georges, batterie

De l’élégance à l’état pur. Ce trio nous emmène dans un univers doux, feutré, inventif et délicat. Leur jeu est lumineux. Leurs compositions finement travaillées nous sont distillées dans une ambiance chaleureuse et suscitent une écoute attentive. Mais pas question de s’endormir, quelques morceaux plus vifs et scintillants viennent émailler la prestation et dès lors, le paysage qu’ils nous projettent prend tour à tour des couleurs variées et le parcourir est plein de découvertes. La mise au point est parfaite, l’équilibre aussi, chacun a sa place et ici encore, 1+1+1 vaut largement plus que trois car d’une séquence à l’unisson on passe à des impros mêlées pour atterrir sur une formule leader plus section classique, bref toutes les facettes de leur art y passe. D’influence classique (jazz) et de formation supérieure, ces trois jeunes talents nous ont vraiment baladés dans une histoire nouvelle mais très accessible, du jamais entendu mais avec suffisamment de repères pour pouvoir apprécier à sa juste valeur le petit décalage qui fait l’originalité.
Réécoutez-les à satiété, on ne s’en lasse pas !

FD

Jérémy Dumont 5tet feat. Godwin Louis – Théâtre Marni – 05 novembre 2019

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© Didier Wagner

© Didier Wagner

A Bruxelles, les tournées Jazz Tour des Lundis d’Hortense ont décidé de s’éloigner de temps à autres de la Jazz Station. Pour cette «première», le quintette de Jeremy Dumont avait donc investi le Théâtre Marni ce mardi 5 novembre.
Et bingo ! Salle comble.
Le pianiste présentait son album Eretz – sorti en début d’année et qui avait déjà fait l’objet, en avril, d’une belle tournée en France, en Israël et en Belgique (à laquelle je n’avais pas eu l’occasion d’assister). La musique écrite par le pianiste est à son image : nerveuse, dense, toujours sur le qui-vive. Une musique qui demande de l’attention (et de la tension) de la part des musiciens. Pour cela, Jeremy s’est entouré de jazzmen qui ont du répondant : Armando Luongo aux drums, Damien Varaillon à la contrebasse et surtout Jean-Paul Estiévenart à la trompette et l’impressionnant Godwin Louis au saxophone alto et au soprano. Si «Even You» est radieux et presque rêveur, «Tough But Fair» est nettement plus enlevé et découvre un immense terrain de jeu pour Godwin Louis. Sur ce tempo d’enfer, le saxophoniste américain n’a pas l’air effrayé. Le son légèrement pincé, il enchaîne rapidement les chorus entre lignes vallonnées et virages serrés. Il donne tout, va à la limite sans jamais «aller dans le rouge». Son jeu est clair, défini, précis. Il entraine ainsi dans son sillage Jean-Paul Estiévenart et surtout Jeremy Dumont pour des impros de feu. Depuis quelques temps déjà, Jeremy Dumont s’est affranchi de ses maîtres (Chick Corea, entre autres, pour ne pas le nommer) et délivre un jeu foisonnant d’idées et bourré d’énergie. C’est de plus en plus évident au fil du concert qui montre son touché très personnel, très affirmé et d’une grande clarté. La plupart des compositions sont «chargées» (positivement) mais, grâce à une grande intelligence d’écriture, laissent beaucoup d’espaces à chacun des musiciens. Du coup, la musique respire tout le temps et révèle toujours une part d’optimisme sous un caractère parfois tourmenté. Ça swingue sans cesse, même sur des thèmes plus «apaisés» comme dans ce «Trough Your Eyes» qui permet à Damien Varaillon de s’exprimer longuement dans un solo aussi mélodique que palpitant. «Machann Mango» (de Goldwin Louis), introduit au soprano, devient rapidement tempétueux et les échanges entre trompette et sax – tantôt en contrepoints, tantôt à l’unisson – sont éblouissants d’énergie, jusqu’à l’éclatement final.
Il faudra bien un «Aaron» délicat et sensible pour calmer un peu les ardeurs et permettre à Jean-Paul Estiévenart d’emprunter des chemins qui n’appartiennent qu’à lui, afin d’aller dénicher des notes «cachées». La musique est décidément pleine de surprises. Pour conclure (avant un rappel sur un thème créole incandescent écrit par Godwin Louis) le quintette balance «Eretz», inspiré de musiques et folklores juifs. Le tempo est rapide, les rythmes fluctuants et la musique intense. Armando Luongo fait claquer les tambours et entraîne le public à clapper des mains. Les solos s’enchaînent, brefs et concis. La tension monte… et tout finit par imploser… Alors on repart presque de zéro avec la construction minutieuse du trompettiste qui ramène, peu à peu, tout le monde à la surface pour un final jubilatoire.
Un vrai bon moment. Un concert intense, plein d’énergie et de swing et un quintette à suivre absolument. Bref, tout ce qu’il faut pour être heureux.

Jazzques – Jacques Prouvost – 5 novembre 2019

Merci à ©Didier Wagner pour les images.

Noam Israeli Quartet – Jazz à Uccle – 16 octobre 2019

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˜Maayan Smith, saxophone – Casimir Liberski, piano – Boris Schmidt, contrebasse – Noam Israeli, batterie

Waouh ! Evidemment, ils sont un peu plus aguerris. Les 10 ans de Jazz4you obligent, un petit retour en arrière et donc à la génération de nos musiciens de la première heure. Noam Israeli, issu des écoles newyorkaises est reconnu dès 2013, année où il est finaliste du prestigieux Thelenious Monk Jazz Award. Casimir Liberski, issu du Berklee College of Music quant à lui, marque les esprits en remportant le 3eme prix du concours de Piano Solo de Montreux. Maayan Smith remporte le Toots Thielemans Jazz Award du Conservatoire Royal en 2013 également, Boris Schmidt fréquente les professeurs de renoms du Conservatoire Royal de La Haye. Ce groupe de circonstance nous interprète principalement des standards et quelques compos choisies parmi leur production respective. Néanmoins la mise au point est nickel pro de chez pro, l’étape rodage a été sautée, l’entente est parfaite ! Et l’expérience de chacun leur permet de fusionner en un groupe homogène sans failles. Noam, le leader, à la batterie, fait chanter son instrument, on a rarement entendu un batteur aussi mélodique. Du coup tout en découle. L’excellence technique y étant, même les arrangements mythiques des standards sonnent à merveille. Casimir virevolte ou harmonise, Maayan enjoue, Boris colore et Noam enflamme. Les quatre éléments réunis créent une harmonie qui incite au voyage et à la découverte. Une occasion unique que la centaine d’auditeurs présents a eu la chance de déguster en première et dont on espère qu’elle se reproduira !

 FD

Jérémy Dumont & Yotam Ben-Or – 18-19-20 septembre 2019

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Jérémy Dumont, piano – Yotam Ben-Or, harmonica – Sal La Rocca, contrebasse – Armando Luongo, batterie

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Trois concerts, trois ambiances.
Depuis leur rencontre à New-York l’année passée, Yotam Ben-Or et Jérémy Dumont se retrouvent dès que l’un des deux franchit la grande bleue. Et pour notre plus grand plaisir Yotam était présent pour l’ouverture de la nouvelle saison Jazz à Uccle à la Ferme Rose.
Comme annoncé, la célébration des 10 de Jazz4you passait par la mise à l’honneur de quelques musiciens fondateurs, et en particulier de Jérémy et Armando Luongo qui furent nos tout premiers artistes. Ce mercredi donc, Yotam, Jérémy, Armando et Sal la Roca nous ont proposé une des facettes de leur art. En quartet, proposant des compos originales de nos deux compères et quelques standards, ils ont emballé le public nombreux de la Ferme. Leur jazz leur ressemble, frais, dynamique, inventif et manifestement interprété par des musiciens imprégnés d’influences actuelles et des générations précédentes. L’harmonica, bien que définitivement inscrit dans la sphère jazz grâce à notre Toots national, reste un instrument relativement peu exploité et donc original à entendre. Faut-il bien sûr que l’interprète soit à la hauteur compte tenu de nos références. Ici il n’y a pas photo, Yotam assure et bien au-delà même. Le son, la virtuosité, la sensibilité, la créativité tout y est. Renforcé par l’énergie et la spontanéité de Jérémy, finement soutenu par Armando et Sal, le tout a produit un concert envoûtant et revigorant, quoi de mieux pour lancer une saison !
Yotam, le Belgo-Israélo-Américain, étant de passage pour quelques jours, Jérémy et lui se sont également produits à l’Espace Toots à la Hulpe, en trio cette fois. Petite salle cocoon, formation light (pas de batterie). Le public attentif et enchanté de retrouver Yotam, qu’ils avaient découvert l’an passé, a pu profiter pleinement de la délicatesse et de l’originalité des interprètes. La set-liste adaptée, comprenait plus de standards et de références à Toots, une autre facette de leur art donc, et la démonstration évidente de leur intelligence et de leur respect des auditeurs.
Enfin, un dernier pour la route, Yotam – bien qu’ayant son avion tôt le lendemain – n’a pas hésité à mouiller la chemise à l’Archiduc. Un autre cadre, une autre ambiance, retour d’Armando à la batterie, on reprend de la dynamique, du volume, de la pêche, ce qui est bien nécessaire dans ce lieu de passage. Pourtant le public présent a été surpris et plutôt ‘scotché’, ceci mis en évidence par une belle écoute et un grand respect des musiciens. Standards, compos, deux sets variés, des prestataires d’autant plus à l’aise que c’était leur troisième concert d’affilée donc bien rodé et avant les adieux (temporaires), ils ont tout donné. Magnifique et lumineux, un moment unique comme toujours en live.
Au plaisir de les revoir très prochainement, ici ou ailleurs, ce quartet-là est définitivement une valeur sûre dont la rareté des rencontres ne fait qu’attiser l’attrait.

FD

Vincent Thékal Trio – Musiques au Parc – dimanche 4 août 2019

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Le Trio de Vincent Thékal, composé de Giuseppe Millaci à la contrebasse et de Fabio Zamagni à la batterie a animé avec élégance le parc de Wolvendael ce 4 août passé. Sous un soleil radieux, ils nous ont offert une suite de standards du song book américain, parfaitement adaptés à l’ambiance du parc de ce dimanche après-midi. Le public très varié, allant des connaisseurs aguerris aux familles en balade en passant par les promeneurs ou touristes de passage, se sont tous posés; et dans ce calme soudain, la musique finement ciselée par nos interprètes du jour a arrêté le temps pour un moment de plaisir de calme, une respiration champêtre embaumant la note bleue.
Un merveilleux moment dont on souhaite qu’il se répète bien vite.

FD

Pepa Niebla 5tet – Jazz à Uccle – mercredi 15 mai 2019

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Pepa Niebla, voix – Quentin Liégeois, guitare – Maxime Moyaerts, piano – Michel Vrydag, contrebasse – Daniel Jonkers, batterie

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Un atterrissage tout en douceur, délicatesse et finesse pour ce dernier concert de la saison 2018-2019 du cycle ‘Jazz à Uccle’.
Pepa s’est entourée de quelques-unes des figures montantes de la scène jazz belge et ces derniers lui permettent de réaliser des prestations de haut niveau dans un grand respect de son écriture et surtout de l’atmosphère qu’elle distille tout au long de son concert. Pepa a son univers, très tendre, parfois nostalgique, qui relate avec beaucoup de tact ses expériences et son parcours de vie. Ses textes ont du sens et restent malgré tout positif et partageurs. De plus le soleil de son timbre de voix nous engage à regarder le futur avec envie et enthousiasme. En ce qui concerne ses acolytes, tout est nickel, Quentin Liégeois, remplaçant de Tony Mora, assure et donne probablement une touche plus jazzy moins méridionale qui colle parfaitement au propos de Pepa. Maxime Moyaerts a eu le plaisir d’étrenner le nouveau piano de la ferme, un bon instrument qui, s’il lui manque un peu de puissance, reste néanmoins agréable à jouer et de belle sonorité, ce qu’il a bien sûr mis en valeur grâce à son touché parfaitement maîtrisé. Michel Vrydag à la basse nous a clairement mené dans un monde super jazz, bien en place pour les parties d’accompagnement, ses soli sont vifs et lumineux et contradictoirement, ont égayé l’ensemble malgré la gravité du son. Quant à Daniel Jonkers, fidèle à lui-même, il scande et rythme avec fermeté et beaucoup d’inventivité. Dans l’ensemble un concert très féminin, parsemé de moments tendres, de temps en temps relevé de traits lumineux plus sud voire sud-ouest que nordique. Normal compte tenu des origines de Pepa !
Une très belle clôture de saison, qui nous rend impatients de découvrir la suivante.

Très bel été à toutes et tous,
FD

Elias Schiva 6tet – Jazz à Uccle – mercredi 17 avril 2019

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davElias Schiva, saxophones – Pierre Antoine Savoyat, trompette – Julien Guilloux, trombone – Maxime Moyaerts, piano – Federico Stocchi, contrebasse – Arnaud Cabay, batterie

Ces jeunes-là, bien que tous encore étudiants au conservatoire, savent comment faire. Réunis autour d’Elias aux saxophones ténor et soprano, la formation est très complète. Evidemment, à six cela permet beaucoup de choses. Une section rythmique classique, piano, contrebasse, batterie et trois souffleurs, sax, trompette et trombone, ça donne du volume bien sûr, bien qu’ils soient parvenus à vraiment bien gérer le niveau sonore dans notre petite salle, mais surtout cela ouvre des possibilités harmoniques intéressantes. Et de fait, les compositions sont riches et bien arrangées, le son est plein, rond mais néanmoins incisif. Le répertoire est construit autour des compositions d’Elias, elles sont inventives, inspirées, dynamiques et vraiment bien intégrées par chacun des musiciens, du coup le tout est consistant. Ce qui frappe également, c’est la belle harmonie de l’ensemble du concert, les morceaux choisis semblent créés dans un même esprit ce qui permet à chacun d’apporter sa touche sans déforcer l’ensemble. L’amplitude de tessiture des voix, du sax soprano au trombone et à la contrebasse, offre également un spectre intéressant et permet de colorer finement le propos et nos compères ne se privent pas d’en jouer pour notre grand bonheur. Ils ont enthousiasmé notre fidèle public et nous aussi par la même occasion.
Une belle formation à suivre et réentendre car comme le bon vin, ils vont encore s’améliorer en prenant de la bouteille 

 FD

 

Toni Mora Quartet – Jazz à Uccle – mercredi 20 mars 2019

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Toni Mora, guitare – Alex Koo, piano – Alex Gilson, contrebasse – Daniel Jonkers, batterie

˜Du jazz contemporain pur jus ! Ce virtuose de la guitare, qui a partagé de nombreuses scènes avec notamment les plus grands spécialistes de la guitare espagnole, a néanmoins trouvé sa voie dans un jazz bien éloigné du flamenco. Son univers est bien typé, jazz certes, contemporain sûrement, mais bien construit et vraiment agréable. On est loin du free ou d’élucubrations fumeuses, la musique reste accessible et l’atmosphère un peu planante nous emmène dans un autre monde. Tony s’est entouré de comparses haut de gamme, Alex Koo au piano une vedette montante multi primée est effectivement un ovni dans son genre, son aisance est époustouflante et son style s’accorde parfaitement aux inspirations des compositions du guitariste. Alex Gilson assure un bel équilibre entre le timbre clean de la guitare et le son velouté de sa contrebasse. Quand à Daniel Jonkers, il jongle avec les rythmes parfois complexes ces œuvres de Tony. Cette musique demande un petit peu de concentration, mais une fois l’immersion réussie, des horizons nouveaux s’ouvrent, les décors, couleurs et ambiances fluctuent au fil de la set liste mais l’impression globale reste consistante. Il y a effectivement une belle homogénéité dans le répertoire de Tony, les morceaux sont variés tant au niveau des rythmes que des harmonies, pas de lassitude à l’écoute donc et pourtant même si le paysage varie on est bien sur une seule et même planète.

Il faut oser faire des découvertes et celle-ci en était une bien réjouissante.

FD

 

BAM trio – Jazz à Uccle – mercredi 20 février 2019

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Maxime Moyaerts, orgue Hammond – Bastien Jeunieaux, guitare – Arnaud Cabay, batterie

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Ce petit trio remet à l’honneur le fameux son de l’orgue Hammond dans une configuration claviers Nord et l’historique ampli Leslie et cela fait vraiment merveille ! La formation guitare- batterie-Hammond est très typée mais c’est évidemment l’intention du projet. Du coup, le répertoire est adapté aux couleurs sonores et il en ressort un style que l’on pourrait qualifier de «vintage rafraîchi». Si ce super groupe fixe sur plaque son projet, une production de vinyle serait vraiment dans l’esprit de la chose. La set-liste composée de standards et de compositions est absolument cohérente, les compos se fondent avec harmonie dans les standards pour néanmoins offrir une ouverture plus actuelle, d’où le rafraîchissement du vintage. La caractéristique première de l’ensemble repose bien sûr sur la ventilation typique du Leslie. Cet ampli à lampes et ‘ventilo’ module le son de manière à lui donner une sorte de respiration, l’instrument chante et l’intensité des basses obtenue produit un tapis quasi volant. Les instrumentistes associés à Maxime dans cette aventure assurent un max, la guitare est lumineuse et le jeu de Bastien allège sensiblement l’onde louvoyante de l’orgue. La batterie d’Arnaud structure l’ensemble par son apport percussif, sensible et dynamique. Bastien anime avec humour et simplicité le concert par ses commentaires et introductions, ce qui assure au public une meilleure compréhension des morceaux, de leurs origines et de leurs particularités. Cette équipe de skippers aguerris nous ont offert une navigation paisible sur une mer ondulante mais heureusement avec un bon vent rafraîchissant et vivifiant.
Bref un super moment d’escapade dans une ambiance jazz accessible et enthousiasmante.

 FD

Azbeul – Jazz à Uccle – mercredi 16 janvier 2019

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Abel Jednak, sax – Romain Garcera, vibraphone – Nabou Claerhout, trombone – Matthieu Vandenabeele, piano – Federico Pecoraro, basse – Olivier Penu, batterie

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Une magnifique recherche de son ! La basse, colonne vertébrale du groupe, est hyper présente mais aérienne, la batterie seconde et martèle tout en nuances, les claviers habillent et en compagnie du vibraphone illuminent, le sax virevolte et enfin le trombone adoucit et lie la sauce. Résultat, un ensemble percutant, lumineux et harmonieux. A six évidemment le volume y est mais compte tenu du lieu et des instruments acoustiques, l’ensemble reste équilibré. La basse fait frémir les planchers et vibre dans les poitrines mais quelques respirations permettent d’apprécier l’effet. La set liste offre bien sûr quelques moments plus doux mais la relance n’est jamais loin et le niveau d’énergie communiqué par le 6tet reste impressionnant. L’immersion est totale et dans ce genre d’univers c’est un vrai bonheur. Les compositions d’Abel sont lumineuses et offrent une grande liberté d’improvisation, ce dont les protagonistes profitent à fond !
Un concert riche et inspirant qui a vraiment conquis notre public qui, par ailleurs, est de plus en plus accueillant aux découvertes proposées. Le jazz est bien vivant et en constante évolution et ce pour notre plus grand plaisir.

FD